Le double standard de Marcus Dia : quand la nébuleuse kémite défend les siens et cible les Maghrébins
Révélations sur une campagne de cyber-harcèlement, la mise en danger d'une journaliste et la déconstruction intégrale de la désinformation de la nébuleuse kémite.
ACTUALITÉSENQUÊTE


Plutôt que de condamner fermement des menaces d'assassinat ciblant des enfants, la profanation répugnante de symboles religieux ou des appels explicites à une guerre raciale, la nébuleuse suprémaciste kémite a choisi la fuite en avant la plus abjecte.
Dans une vidéo de 30 minutes publiée récemment, Marcus Dia a tenté une manœuvre de diversion grossière en accusant notre plateforme de manipulation, en apportant un soutien inconditionnel à l'individu Gaara au nom d'une soi-disant propagande négrophobe, et en répétant en boucle l'accusation convenue de "bassemistes" pour disqualifier notre travail d'investigation.
Pendant que Marcus Dia produit une propagande toxique pour protéger son cercle rapproché, les méthodes de son entourage ont franchi un nouveau cap dans l'ignominie.
Ce réseau s'illustre désormais par des menaces de viol répétées, un cyber-harcèlement ciblé et la mise en danger de mort de personnes totalement étrangères à notre structure. Face à ces tentatives d'intimidation, nous apportons une réponse factuelle, exhaustive et sans omission.
Menaces de viol, harcèlement et proximité politique
À la suite de la parution de notre première enquête, la réaction de Malcolm X, dirigeant des structures Nehema et Renaissance Puissance Noire, s'est caractérisée par une violence inouïe.
Tout en apportant son soutien à Gaara, Malcolm X a proféré des menaces directes contre Tajmaât, affirmant publiquement avoir identifié les membres de notre plateforme. Les répercussions de cette irresponsabilité ont été immédiates envers une innocente.
Après la vidéo de Malcolm X, la journaliste Nadya Lazzouni a été faussement identifiée par des militants de cette nébuleuse comme étant rattachée à notre plateforme. À la suite de cet amalgame, nous avons nous-mêmes reçu un message privé provenant d’un compte anonyme, visant directement Nadiya Lazzouni et contenant une menace de viol.
Si cette menace n’a pas été envoyée directement à la journaliste, elle n’en demeure pas moins explicite et préoccupante, puisqu’elle intervient précisément après sa fausse identification comme étant liée à Tajmaât. Il est strictement intolérable qu'une journaliste soit ainsi ciblée et exposée à un tel péril par des fabulations militantes.
De son côté, Léonard, alias Léo, qui s'illustrait déjà en proposant de mettre des balles dans la tête d'enfants, a poursuivi sa logique de terreur. Sur TikTok, il s'en est pris violemment à une femme d'origine maghrébine dont le seul tort était de communiquer sur des dossiers d'agressions visant sa communauté, en la menaçant de viol à plusieurs reprises, ce qui a donné lieu au dépôt d'une plainte pénale officielle.
Il a également menacé d'autres mères maghrébines de viols sur TikTok. Malgré la gravité de ces actes, ni Marcus Dia, ni Malcolm X, ni aucun autre membre de cette mouvance ne se sont désolidarisés des menaces de viol proférées par Léonard ou visant la journaliste Nadiya Lazzouni.
Pire encore, lors de récents directs animés par Malcolm X, plusieurs internautes ont insulté les Maghrébins en utilisant le terme raciste bougnoule à de multiples reprises, sans susciter la moindre modération, recadrage ou contradiction de la part de Malcolm X. Au cours de ces mêmes échanges, ces internautes se disaient pleinement déterminés à rejoindre les sections d'entraînement ségrégatives organisées au stade Robert César de l'Île-Saint-Denis.
Face à des groupes qui s'organisent et s'entraînent dans des infrastructures municipales tout en véhiculant des propos ouvertement haineux, le maire de l'Île-Saint-Denis, Mohamed Gnabaly, doit impérativement se pencher sur cette affaire et prendre des mesures immédiates.
30 minutes de manipulation : ce que Marcus Dia dissimule sur Gaara et ses propos
Dans sa vidéo de 30 minutes, Marcus Dia concentre l'intégralité de son argumentation à dédouaner Gaara. Il prétend que ce dernier n'aurait jamais insulté les Algériens ni les chouhadas, mais qu'il se serait contenté de répondre à un exemple. Il s'agit d'une falsification grossière des faits par omission volontaire. Marcus Dia masque délibérément l'idéologie profondément raciste, violente et haineuse portée par Gaara, Boris AKA.
Les faits démontrent que "Gaara" ne répondait pas à une simple injure, mais exprimait une haine structurée envers les Maghrébins et les musulmans.
Dans la vidéo en question, Gaara commence par déclarer qu'il va répondre à ce "kouloughlis", utilisant d'emblée une insulte à caractère raciste visant les Algériens.
Une autre vidéo le montre affirmant que "les Ottomans faisaient déjà tapiner vos grands-mères les timps". Dans d'autres publications, Gaara se moque cyniquement de la mort du jeune Nahel qu'il qualifie de déchet, affirme publiquement qu'il ne veut même pas s'asseoir à côté des Maghrébins dans un bus, et qualifie systématiquement les femmes maghrébines de "gnoulettes".
Ses dérapages s'étendent à un suprémacisme géopolitique et à une islamophobie décomplexée. Gaara affirme haut et fort son soutien au génocide à Gaza en souhaitant qu'ils (Israel) "dératise" la Palestine et le Moyen-Orient, avant de diffuser un live TikTok dans lequel un exemplaire du Coran a été jeté dans la cuvette des toilettes pour provoquer et humilier les musulmans.
En occultant l'intégralité de ces éléments pour présenter Gaara comme une simple personne répondant à une insulte, Marcus Dia ment sciemment à son audience et se fait le protecteur actif d'un militant dont le discours est extrêmement raciste, violent et dirigé contre les Musulmans et les Maghrébins.
Marcus Dia : le « double crime » et la réhabilitation des violeurs
Ce rôle de bouclier pour les éléments les plus radicaux est une constante chez Marcus Dia. L'examen de son historique révèle une complaisance récurrente envers des crimes odieux lorsque leurs auteurs appartiennent à son camp idéologique.
Marcus Dia a en effet apporté un soutien public et appuyé à Sylvain Afoua, alias Egoutchi Behanzyn, ancien leader de la LDNA, une organisation dissoute dont les membres scandaient Mort aux Arabes lors de rassemblements publics. Sylvain Afoua a été condamné par la justice française à une peine de sept ans de prison ferme pour plusieurs viols, dont l'un commis sur une femme maghrébine en situation de handicap.
Dans une vidéo, Marcus Dia affirmait notamment au sujet de Sylvain que ce "qui le fascinait était les personnes qui se battent pour salir la LDNA en cherchant des éléments de leur passé, des erreurs qu'ils auraient pu commettre pour les discréditer, et encore plus ces pseudos détracteurs qui viennent sous la couverture religieuse pour faire comprendre que ce qu'il a fait serait impardonnable", ajoutant que "même en admettant qu'il ait commis ces viols, n'avait-il pas le droit à une rédemption ?"
En qualifiant des viols aggravés d'erreurs du passé et en reprochant aux détracteurs d'exiger justice, Marcus Dia fait preuve d'une immoralité inqualifiable.
Il convient de souligner le deux poids deux mesures absolu de sa démarche. Si un leader d'origine maghrébine avait commis deux viols sur des femmes dont une femme noire, nous n'imaginons même pas la campagne de propagande que Marcus Dia aurait lancée.
Il aurait immédiatement affirmé qu'il s'agissait d'un double crime, cumulant le viol et l'acte négrophobe, tout en exigeant des explications et une reddition de comptes à l'ensemble de la communauté maghrébine. Pourtant, face aux crimes de son camp, il réclame la rédemption pour le violeur.
Cette hypocrisie éclate également dans sa gestion de la violence physique. Aujourd'hui, Marcus Dia prétend que la vie de Gaara serait en danger du fait de nos publications et soutient que rien ne justifie cela.
Pourtant, ce même Marcus Dia s'est publiquement félicité de l'agression physique subie par un Maghrébin ayant tenu des propos négrophobes, agression dont Askyaz était responsable.
Pourquoi ce deux poids deux mesures flagrant ? Comment peut-on accuser de négrophobie les personnes qui mettent en lumière les dérives de Gaara tout en félicitant Askyaz pour une agression physique ? On ne peut pas condamner la violence d'un côté et la tolérer ou la célébrer de l'autre.
Cette logique manipulatrice s'était déjà illustrée lors de l'affaire du restaurant Brasco. Après qu'un individu maghrébin nommé Mourad a tenu des propos négrophobes condamnés à l'unanimité par la communauté maghrébine dans le Val-d'Oise, Marcus Dia en avait profité pour cibler publiquement le commerce Brasco, qui n'avait strictement aucun lien avec Mourad. À cause de cette cabale, le restaurant a subi de fortes pressions et le restaurateur, totalement innocent, a été violemment agressé.
Lorsque nous avions dénoncé cette agression gratuite, Marcus Dia nous avait accusés d'être négrophobes sous prétexte que nous n'aurions pas dénoncé d'autres agressions, ce que nous avions pourtant fait. Malgré les condamnations unanimes, Marcus Dia accuse de négrophobie quiconque dénonce ses dérives.
Article 35 RVT contre Tajmaât : démonstration chiffrée et sabotage des appels à témoins
Pour tenter de s'acheter une légitimité, Marcus Dia met en avant son association Article 35 RVT, censée lutter contre la négrophobie.
Une analyse objective des réseaux sociaux révèle pourtant un contraste chiffré édifiant : sur Twitter, 100 % des publications de l'association de Marcus Dia concernent exclusivement des Maghrébins.
De notre côté, 90 % de nos enquêtes concernent des groupuscules terroristes d'extrême droite française, car de nombreux groupuscules préparent des ratonnades ou des attentats, à l'image du réseau FRDETER dont nous avons porté les dérives gravissimes jusqu'à l'Assemblée nationale.
Pire encore, Marcus Dia a directement utilisé son association Article 35 RVT pour tenter de discréditer un appel à témoins spécifique que nous avions lancé après l'agression d'un père de famille maghrébin par plusieurs personnes.
Dès lors qu'une affaire implique des agresseurs noirs, Marcus Dia tente à chaque fois de discréditer le dossier, d'accuser notre plateforme de manipulation et de qualifier nos publications de négrophobes, alors même que seuls les auteurs individuels des faits sont visés. En résumé, selon sa logique, il serait interdit de dénoncer des agressions dès lors que les auteurs sont noirs.
Pendant que nos enquêtes sont diffusées jusqu'à l'Assemblée nationale, son association n'a produit aucune enquête d'envergure et se focalise de manière obsessionnelle sur les Maghrébins, sans jamais dénoncer les agressions négrophobes provenant d'individus issus d'autres communautés. Nous traitons l'ensemble des dossiers qui visent les Maghrébins, quelle que soit l'origine des agresseurs, car nous nous focalisons strictement sur les actes individuels. À l'inverse, ces groupuscules généralisent, essentialisent toute une population, et accusent immédiatement de négrophobie ou de bassemisme quiconque dénonce un individu subsaharien raciste.
Le deux poids deux mesures : des exemples concrets concernant Marcus Dia
Laissons désormais les éléments parler d’eux-mêmes.
Ces groupuscules affirment lutter contre la négrophobie et accusent les Maghrébins de faire une fixation sur la communauté noire. Nous allons pourtant démontrer, à travers des éléments concrets, que Marcus Dia adopte régulièrement une attitude radicalement différente lorsqu’il est question de racisme provenant de certains individus subsahariens.
Alors que de nombreux Maghrébins n’hésitent pas à condamner les comportements racistes lorsqu’ils sont commis par des membres de leur propre communauté, les réactions de Marcus Dia montrent au contraire une tendance récurrente à défendre, minimiser ou relativiser les agissements de certains individus appartenant à son propre milieu.
Voici donc une série d’éléments et de réactions permettant d’établir concrètement ce deux poids deux mesures.
L’extrême droite démasquée : les faits face au récit
Il faut nommer ces groupes pour ce qu'ils sont réellement : ces mouvements racistes et suprémacistes constituent tout simplement l'extrême droite noire.
Tenter de nous décrédibiliser en nous qualifiant de bassemistes est un non-sens absolu. Depuis 2021, Tajmaât a affirmé à de multiples reprises que notre plateforme est communautaire, indépendante, et n'a strictement aucun lien avec la TH ou Bassem Braiki. Pour ces groupuscules, cette étiquette n'est qu'un slogan commode pour tenter de nous disqualifier sans jamais avoir à apporter la moindre preuve.
De notre côté, nous n'avons jamais pris la défense d'un Maghrébin ayant commis un délit ou fait preuve de racisme envers une quelconque communauté, et nous encourageons systématiquement leur dénonciation auprès des autorités judiciaires. Les nombreuses menaces portées depuis longtemps par Léonard contre notre plateforme et les signalements massifs transmis par les internautes sur OMROS concernant Gaara ont mis en lumière une nébuleuse kémite et suprémaciste extrêmement dangereuse. Ces individus devront désormais répondre de l'ensemble de leurs actes devant la justice.





































