SUSPENSION DU COMPTE X : TRAHISON ET RÉPONSE

ACTUALITÉSENQUÊTE

4/24/202616 min read

Depuis 2021, Tajmaât Service œuvre sans relâche au service des diasporas maghrébines. Médiatisation de crimes passés sous silence, démantèlement de groupuscules terroristes, licenciements d'individus racistes, débunking de fake news, collectes de fonds pour des opérations vitales, notre bilan parle pour lui-même.

Nos travaux ont été relayés dans la presse nationale française, dans TSA Algérie, dans Hesspress, et nos révélations sur le groupuscule néonazi FRDETER ont été citées jusqu'à l'Assemblée nationale.

C'est dans ce contexte que notre compte X vient d'être suspendu. Non pas en raison de nos actes, mais à la suite de signalements coordonnés, organisés, délibérément ciblés.
















(Deux polémiques éclatant à vingt-quatre heures d'intervalle, nous accusant simultanément d'être anti-algériens et anti-marocains. La contradiction parle d'elle-même.)

Et parmi les participants à cette campagne : des groupes algériens anti-marocains et des groupes marocains anti-algériens, qui ont choisi de s'allier au pire pour nous atteindre.

C'est une trahison. Une trahison que nous nommons ainsi sans détour.

Jusqu'à présent, nous avons fait le choix de traiter les tensions intracommunautaires avec retenue, en privilégiant un travail discret et interne. Cette ligne a été maintenue pendant plus de cinq ans, durant lesquels nous avons dû supporter toutes sortes de calomnies en y répondant brièvement. La suspension récente de notre compte X, dans un contexte de signalements coordonnés, nous contraint aujourd'hui à exposer publiquement certains éléments que nous avions jusque-là volontairement gardés en interne. Nous le faisons à regret, mais par nécessité.

Cinq ans de travail, cinq ans d'attaques

Depuis notre création, Tajmaât Service est dans le viseur de multiples groupuscules : islamophobes, néonazis, sionistes, mouvements anti-maghrébins en tout genre. Nous avions anticipé ces attaques. Nous les avons encaissées, sans jamais fléchir.

Ce que nous n'avions pas anticipé avec cette violence, c'est que des Maghrébins eux-mêmes, des individus qui prétendent défendre leur communauté, choisiraient de rejoindre ces rangs.















Des individus se réclamant du nationalisme qui se réjouissent publiquement d'avoir participé aux signalements contre la plateforme, aux côtés d'un islamophobe déclaré et d'un militant makiste.

Entre 2021 et 2023, nous avons publiquement dénoncé des comportements haineux des deux côtés : des individus algériens insultant les Marocains, des individus marocains insultant les Algériens.

Cela nous a valu d'être accusés simultanément d'être « anti-algériens » par les uns et « anti-marocains » par les autres. Cette contradiction est en elle-même la démonstration de notre impartialité. Il est mathématiquement impossible d'être les deux à la fois.
















Des internautes anti-algériens affirmant que la page serait aux mains des Marocains. Des internautes anti-marocains affirmant qu'elle serait aux mains des Algériens. Chaque camp y voit ce qu'il veut, preuve que ni l'un ni l'autre ne reflète la réalité.

Précisons une chose que certains tentent de déformer : nous n'avons jamais censuré ces dénonciations. Nous avons toujours laissé à chacun le droit de dénoncer ce qui lui semblait juste. Nous avons toujours respecté le choix de ceux qui préféraient concentrer leur engagement uniquement sur leur propre communauté, algérienne ou marocaine, tant qu'ils le faisaient sans insulter le voisin. Ce droit, nous ne l'avons jamais remis en cause et nous avons toujours condamné, sans distinction, les agissements de ceux qui s'en prenaient aux Algériens comme aux Marocains.

Face à l'instrumentalisation croissante de nos prises de position publiques, nous avons pris la décision stratégique de traiter les affaires intracommunautaires en interne.

La raison est documentée : depuis l'affaire FRDETER en 2023, notre visibilité est devenue nationale. Nous sommes suivis par des milliers de Maghrébins, mais également par des milliers d'anti-maghrébins qui ne demandent qu'à saisir le moindre prétexte pour alimenter la division. Traiter publiquement les tensions internes aurait dispersé l'entraide maghrébine dans des polémiques stériles, réduit la portée de nos travaux sur le terrorisme, les agressions et l'entraide sociale, et fourni des munitions à ceux qui nous combattent depuis le premier jour.
















D'un côté, une affirmation selon laquelle nos community managers seraient algériens. De l'autre, que la plateforme serait une émanation du Makhzen. Deux accusations contradictoires.

Nous aurions pu, à cette époque, dénoncer publiquement ces groupuscules en invoquant la fitna. Nous ne l'avons pas fait. Délibérément.

Parce que nous n'avons jamais nié qu'il existait, des deux côtés, des individus qui s'attaquaient aux voisins. Parce que nous avions espoir que les groupes nationalistes prennent en charge ces affaires et les traitent de leur côté. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous ne les avons jamais attaqués publiquement, ni censurés, malgré plusieurs débordements de leur part, ils traitaient ces affaires, avec moins de visibilité extérieure certes, mais ils les traitaient.

Mieux encore, nous étions prêts à partager nos outils avec eux, afin qu'ils puissent lutter de leur côté pour les causes qui leur tiennent à cœur, qu'ils soient plus orientés vers la défense des Algériens ou des Marocains, tant qu'ils n'agissaient pas dans l'injustice.

En 2024, nous avons fait un pas supplémentaire. Nous leur avons tendu la main une dernière fois, en les invitant à rejoindre nos groupes de signalement, afin que chacun puisse contribuer et que ces polémiques publiques cessent définitivement. Ils n'ont jamais répondu.

Une méthode révélatrice

Pendant toutes ces années, ces groupuscules n'ont jamais utilisé OMROS pour signaler des liens, jamais envoyé un email, jamais contacté en message privé pour alerter sur une affaire. Le schéma était systématiquement identique : ils nous mentionnaient publiquement, au milieu d'insultes, en exigeant une réaction immédiate, tout en nous traitant de « sales bounifs » et « sales bousbir ».














Des internautes racistes anti-maghrébins réagissant positivement à la suspension du compte, avec, en regard, leurs propres propos tenus antérieurement. La démonstration est sans appel : leurs nouveaux alliés ont seulement une haine commune.

Leur objectif n'a jamais été de résoudre des affaires. Leur objectif a toujours été de nous entraîner dans leurs guerres intestines, de nous forcer à prendre position publiquement, de nous utiliser comme instrument au service de leur haine du voisin. Le fait d'être accusés simultanément d'être anti-algériens par les anti-marocains et anti-marocains par les anti-algériens ne démontre pas notre partialité, il en démontre l'exact contraire. Ces accusateurs, sans exception, tiennent des comptes dont le contenu est exclusivement orienté vers la haine de l'autre.

Et lorsqu'en 2023, suite à l'affaire FRDETER, des maghrébines ont été identifiées comme étant en contact avec des néonazis dans le seul but d'attaquer notre page, parce qu'elles étaient simplement en désaccord avec nous, nous avons continué. Malgré les menaces de mort. Malgré la gravité des faits. Nous avons continué, parce que notre mission dépassait nos personnes.

Ce que le reportage révèle va encore plus loin : certaines de ces femmes avaient délibérément choisi de se rapprocher des mêmes néonazis qui planifiaient notre assassinat, et avaient tenté d'approcher nos équipes par la séduction, dans le but explicite de soutirer nos informations pour les leur transmettre. El hamdulillah, nos membres ne se laissent pas distraire, concentrés uniquement sur leur mission et sur le travail, ces tentatives n'ont abouti à rien. Leur engagement envers la communauté ne laisse aucune place à ce genre de manœuvres. Le reportage complet est disponible ici.













La trahison dans toute sa laideur

Ce qui s'est passé lors de cette campagne de signalement a franchi une ligne que rien, absolument rien, ne peut justifier.

Ces individus, qui se réclament d'un nationalisme algérien ou marocain, d'une défense de l'islam, d'une solidarité communautaire, se sont alliés, main dans la main, avec :

  • Des islamophobes qui considèrent leur religion comme une barbarie

  • Des racistes anti-algériens et anti-marocains qui les insultent quotidiennement de « bounif », « kouloughli », « bousbir » et « senghouli »

  • Des militants pro-MAK (les mêmes qu'ils prétendent combattre publiquement)

  • Des militants pro-RASD (les mêmes qu'ils prétendent combattre publiquement)

  • Des sionistes

Ils célèbrent aujourd'hui aux côtés de ceux qui crachent sur leurs ancêtres, qui insultent les crânes des chouhada, qui salissent les femmes marocaines. Leurs actions ont objectivement produit l'effet inverse de ce qu'ils prétendent défendre.















Certains nous accusent d'être des « kouloughlis / bousbirs», d'autres des agents des renseignements généraux algériens, d'autres des agents du makhzen, d'autres des soutiens du MAK, tandis que les militants du MAK nous accusent en retour d'être des « bénévoles maghrébistes ». Chacun y va de sa théorie.

Toutefois, nous tirons une fierté certaine du fait que Tajmaât Service impressionne à ce point l'ensemble de ses adversaires, au point de les avoir contraints à s'unir dans une coalition aussi improbable qu'humiliante. Jamais une plateforme maghrébine n'avait réussi l'exploit de rassembler, dans un même élan et pour un seul et même objectif, des anti-algériens, des anti-marocains, des militants makistes et rasd, des islamophobes, des sionistes et des racistes anti-maghrébins. Il aura fallu nous attaquer pour réaliser ce que cinq ans de bonne volonté n'avaient pas suffi à accomplir.

L'union maghrébine existe, visiblement. Il suffisait de nous trouver en face.

Qui sont réellement ces groupuscules ?

Soyons factuels, comme nous l'avons toujours été.

Ces groupes, pour certains présents sur les réseaux sociaux bien avant nous, n'ont jamais atteint le dixième de nos travaux. Pas un article de presse. Pas une affaire résolue. Pas une collecte de fonds menée à terme. Pas un groupuscule démantelé. Jamais un licenciement obtenu. Jamais une médiatisation organisée.

Leurs seuls faits d'armes recensés se résument à harceler des restauratrices qui auraient oublié de préciser l'origine d'un plat sur leur carte, et à exhumer des ouvrages datant de 1650 sur Persée.fr pour démontrer que leur pays exporte plus de batata que le voisin.

Ce que nous savons également, c'est qu'ils qualifient leur propre peuple de « bénévoles », traitent leurs propres femmes de traîtresses qui se vendraient aux autres communautés, et se trahissent entre eux au moindre désaccord. Ces prétendus défenseurs de leur communauté sont les premiers à la mépriser en privé.















Un exemple concret de manipulation : certains exhument sélectivement des publications datant de 2021, (période durant laquelle nous traitions encore les affaires publiquement) en omettant délibérément que nous avions également relayé l'affaire des trois camionneurs Algériens attribuée au Maroc, ce qui nous avait valu exactement les mêmes attaques de l'autre côté, cette fois pour "anti-marocains".

Il est manifestement inconcevable pour ces groupuscules qu'il puisse exister des Algériens et des Marocains œuvrant sincèrement pour un bien commun. Leur logique binaire ne leur laisse aucune autre option : soit nous sommes des Algériens anti-marocains déguisés, soit des Marocains anti-algériens dissimulés.















Ce thread date de 2022 et contenait de nombreux exemples d'affaires traitées des deux côtés, apportant des réponses concrètes aux fake news entretenues par les mêmes individus, mais le compte est actuellement suspendu et avons pu récupérer cette preuve. À cette époque, nous traitions simultanément plusieurs affaires d'une gravité documentée. Chaque groupuscule, selon son camp, choisit d'ignorer l'ensemble du contexte pour isoler un seul élément et construire son narratif. Ce n'est pas une lecture de nos travaux mais simplement d'une instrumentalisation délibérée qui dure depuis des années.

Leur haine du voisin est à ce point viscérale et ancrée qu'ils sont intellectuellement incapables de concevoir que des Maghrébins puissent simplement refuser d'entrer dans ce jeu-là, non par calcul, non par hypocrisie, mais par conviction profonde que ce combat fratricide ne sert que nos ennemis communs, et qu'il est vital de régler ces affaires de manière interne. Chacun ses méthodes.














Deux internautes sous-entendant que nous favorisons l'un des deux camps, alors qu'aucun d'eux n'a jamais effectué un seul signalement sur OMROS. Leur présence dans nos commentaires n'est pas motivée par une volonté de résoudre des affaires, mais par celle de nous discréditer publiquement, sur des situations traitées en interne.

Les Maghrébins n'ont ni médias puissants, ni lobby, ni impact financier suffisant. Nous sommes là pour tenter d'apporter des solutions à notre échelle, avec les moyens d'une équipe bénévole.

Notre seul « tort » a été de refuser d'entrer dans une fitna publique. Pour cela, ils ont choisi de s'allier au pire. Ils ont jeté leur honneur par la fenêtre pour tenter de nuire à des gens qui ne voulaient que le bien du Maghreb et de ses diasporas.

Il est par ailleurs révélateur qu'aucun d'entre eux n'ait jamais fourni la même énergie pour s'attaquer aux nombreuses pages qui, des deux côtés, diffusent quotidiennement des fake news et des attaques envers les voisins, et sont toujours en activité.

Ce silence sélectif et ce manque d'effort ne sont pas anodin, ces groupuscules sont mutuellement dépendants les uns des autres. Leur existence repose sur l'entretien de cette haine réciproque, l'un nourrit l'autre, et l'autre lui rend la pareille. Supprimer l'ennemi désigné, ce serait supprimer leur propre raison d'être.

C'est pourquoi ils ont préféré concentrer leur énergie contre la seule plateforme qui, elle, travaille, sans avoir besoin d'un ennemi pour justifier son existence.

Un non-sens total

Comment ces individus peuvent-ils faire abstraction de tout ce que l'équipe a accompli ? Du travail colossal d'OMROS qui a recensé des milliers de faits ? Des innombrables médiatisations d'affaires passées sous silence ? Du nombre incalculable d'Algériens et de Marocains concrètement aidés ? De la cellule VIRMAG, qui a méthodiquement documenté chaque attaque visant les Maghrébins, publié les identités des auteurs et obtenu le licenciement de ceux qui osaient s'en prendre aux Algériens et aux Marocains ? Des collectes de fonds relayées pour permettre aux plus vulnérables de se soigner ? Des alertes transmises aux ambassades algérienne et marocaine lorsqu'un individu mal intentionné projetait de s'y rendre, comme nous l'avions fait pour un Marine dans une ambassade américaine en Algérie, ou pour un touriste français qui s'était déplacé à Casablanca ?

S'en prendre à la seule plateforme maghrébine ayant produit des résultats concrets et durables, sur la base de simples désaccords dont la prétendue légitimité repose qui plus est sur des calomnies, c'est de l'ingratitude à l'état pur. Et à ce niveau, l'ingratitude a un autre nom : la trahison.

Nous lançons donc un défi public à tous ces individus qui prétendent fallacieusement œuvrer pour les leurs : prouvez-le. Factuellement.

Pas avec des débats sur l'origine du couscous ou du caftan. Pas avec des polémiques stériles. Avec des affaires traitées, des problèmes résolus, des individus pouvant témoigner avoir été concrètement aidés. Que l'on nous présente un bilan chiffré, des résultats tangibles, une visibilité nationale obtenue.












À titre d'exemple, nous ne demanderons pas de comparaison sur des affaires à l'échelle locale, régionale, et encore moins nationale, nous savons d'avance que le résultat serait sans appel. Nous n'évoquerons pas non plus l'ensemble de nos services, car le niveau d'exigence serait trop élevé pour eux pour servir de référence utile. Voici donc simplement un aperçu partiel de KORA, uniquement la composante dédiée à X, les autres réseaux sociaux étant volontairement omis afin de simplifier la comparaison. KORA est encore en phase de test. Elle n'est pas pleinement opérationnelle, ce le sera fin 2026. Malgré ces limitations, en seulement trois semaines d'activité partielle, KORA a recensé près de 3 000 actes sur cette seule plateforme.

La question est simple : l'ensemble de ces individus qui attaquent Tajmaât Service, certains actifs depuis plus de huit ans sur les réseaux sociaux, ont-ils collectivement atteint le dixième de ce chiffre pour aider les leurs ? Nous ne parlons pas d'opinions. Nous parlons de chiffres. Nous parlons de faits.

La preuve de leur incapacité, ils l'ont eux-mêmes fournie. Malgré nos multiples mains tendues, toutes refusées, ils ont tenté de créer des groupes nationaux censés débunker des faits et médiatiser des affaires. Le résultat est sans appel : à chaque fois qu'une affaire éclate, ce sont les mêmes qui réapparaissent dans nos commentaires, mélange d'insultes et de demandes d'intervention, pour exiger que nous réagissions. Ils savent pertinemment qu'ils n'en sont pas capables. Ni médiatiser, ni identifier des individus, ni mobiliser, ni résoudre quoi que ce soit.

Voilà toute la contradiction de ces groupuscules : l'orgueil affiché de ne dépendre de personne, et la réalité de venir quémander l'aide de ceux qu'ils prétendent détester, sur un ton d'une vulgarité consternante. À quoi servent leurs groupes, si à la moindre affaire ils tendent la main à leurs ennemis déclarés ? Pourquoi prétendre à l'indépendance quand on finit par s'allier avec n'importe qui, du moment que cet individu partage la même haine ?

Leurs actions ont objectivement produit le résultat inverse de ce qu'ils prétendent défendre. Et la haine, seule, ne construit rien.

La suspension de X ne change rien, KORA entre en action

El hamdulillah. Cette suspension peut être un mal pour un bien.

Nos activités continuent. Nos publications et vidéos se déploieront sur d'autres plateformes. Notre travail de terrain ne s'arrête pas.

Mais nous avons pris une décision ferme et définitive. Puisque ces groupuscules souhaitaient avec une telle ardeur que nous traitions les affaires intracommunautaires publiquement, puisqu'ils ont choisi de s'allier au pire pour nous attaquer, nous avons décidé d'implémenter la surveillance intracommunautaire dans KORA, notre agent IA opérationnel.











KORA dispose déjà de bots qui scrutent X en continu. Désormais, tout individu qui insulte les Maghrébins avec des termes racistes, d'un côté comme de l'autre, se retrouvera automatiquement dans nos bases de données, signalé aux plateformes et aux autorités compétentes. KORA détecte, rédige un rapport factuel, et agit.












La particularité de KORA, c'est qu'il n'existe pas d'interlocuteur humain à influencer, pas de « biais » à invoquer, pas de négociation possible.














Aucun d'entre eux ne pourra accuser la plateforme de partialité, l'IA agit selon des paramètres définis, de manière froide, systématique et impartiale. Ils ont voulu que nous traitions ces affaires malgré que nous le faisions en interne, ils vont être servis.
























Ce que cette suspension prive la communauté

Soyons honnêtes sur les conséquences concrètes pour ceux que nous servons. La suspension du compte X prive temporairement la communauté :

  • Du débunking rapide des fake news, qui se propagent à une vitesse redoutable sur les réseaux

  • De la visibilité pour les collectes de fonds permettant à des personnes de financer des opérations médicales vitales

  • De la médiatisation rapide des agressions commises contre des Maghrébins et des Musulmans

  • Des interpellations publiques sur des délits restés sans réponse

Et rappelons-le : notre travail contre l'islamophobie a bénéficié à l'ensemble des Musulmans, qu'ils nous apprécient ou non. Nombreux sont ceux qui le savent et le reconnaissent. Ce sont eux aussi que cette suspension lèse.

Voilà ce qu'ils ont retiré à leur propre communauté. Pas à nous. À leur propre "communauté". Qu'ils en assument la responsabilité.

Ce qui est par-dessus tout consternant, c'est que bon nombre de personnes reconnaissent la valeur des travaux accomplis et auraient souhaité disposer des mêmes outils.

















Mais plutôt que d'en tirer parti, ils ont préféré nier, calomnier et tenter de détruire ce qu'ils ne pouvaient pas s'approprier. Soyons francs : d'autres communautés n'auraient pas hésité une seconde à soutenir et financer de tels outils, quels que soient leurs désaccords par ailleurs. Ce qui se passe ici est d'une autre nature, c'est le choix délibéré de saborder un outil communautaire plutôt que d'accepter de ne pas en avoir le contrôle exclusif.

Notre reconnaissance à ceux qui restent droits

Tajmaât Service tient à adresser ses remerciements sincères et du fond du cœur à tous ceux qui, dans cette période, sont restés droits dans leurs bottes.















Petite parenthèse, tôt ou tard, des attentats viseront les Maghrébins et les Musulmans. Ce n'est plus une hypothèse, nos données indiquent une hausse significative et documentée de la haine envers ces communautés. La question n'est plus de savoir si cela arrivera, mais quand. C'est précisément l'une des raisons pour lesquelles KORA a été développée : analyser des milliers de données, identifier des patterns comportementaux et détecter en amont les signaux faibles pouvant alerter d'une agression ou d'un attentat imminent.

Vouloir détruire cela, en connaissance de cause, c'est de la trahison pure. Et celle-là, nous ne la pardonnerons pas.

Bien que nous soyons très communautaires, nous savons qu'il existe autant d'idéologies que de Maghrébins, plus nationalistes, plus progressistes, conservateurs, religieux, tribalistes. Cela ne nous a jamais posé de problème.

Certains n'aiment pas nos méthodes, voire n'aiment pas notre plateforme, et c'est leur droit le plus strict. La différence entre eux et les traîtres, c'est qu'ils ont cet honneur de ne pas avoir participé à cette injustice, quelles que soient leurs réserves à notre égard.

Que chacun fasse sa route. Que chacun œuvre pour ce qui lui semble juste. Nous avons toujours respecté cela, et nous continuerons.

BarakAllahu Fikoum. Nos remerciements sont sincères, même à ceux qui ne nous aiment pas mais restent justes.

Quant aux traîtres : ils viennent de prouver définitivement ce qu'ils valent. Non par nos mots, mais par leurs propres actes. En s'alliant avec les ennemis de leur religion, de leur peuple et de leur dignité, ils se sont condamnés eux-mêmes aux yeux de tous.

Tajmaât Service, depuis 2021, au service du Maghreb et de ses diasporas.