Sourires devant l'objectif, attaques derrière l'écran : la polémique Filippo Aloisi

Récit d’une manipulation : Comment un individu, Filippo Aloisi, se présentant comme journaliste, a piégé des femmes portant le voile à la faculté de droit Jean Monnet, à Sceaux (92)

ACTUALITÉSENQUÊTE

6/24/20263 min read

Le 18 juin dernier, les abords de la faculté de droit Jean Monnet ont été le théâtre d’une scène d’une rare lâcheté et d'une grande hypocrisie, révélatrice des dérives de certains discours racistes en France.

Filippo Aloisi, un individu se revendiquant journaliste, a abordé un groupe de femmes, pour solliciter leur autorisation de les prendre en photo.

Face à cette demande formulée avec courtoisie et le sourire aux lèvres, ces femmes, n’imaginant pas une seule seconde servir de prétexte à une campagne de stigmatisation, ont accepté de poser. Mais ce qui devait rester une interaction anodine et bienveillante s’est transformé, quelques heures plus tard, en un véritable guet-apens numérique.

La vindicte populaire pour unique objectif

Une fois le cliché en sa possession, Filippo Aloisi, d'une lâcheté absolue, a publié les images sur ses réseaux sociaux, en les assortissant de commentaires d'une extrême violence.

Loin du travail journalistique qu'il prétend exercer, l'auteur a comparé ces femmes, qui n'avaient fait preuve que de civilité, aux « ordures des mouvements islamistes radicaux ».

















Dans sa publication, le mis en cause ne cache pas son intention : utiliser ces portraits pour dénoncer une prétendue « emprise » religieuse sur l’université, allant jusqu’à affirmer que « la France n’est plus la France ».

En masquant ses réelles intentions au moment de la prise de vue, Filippo Aloisi a délibérément abusé de la confiance de ces femmes pour les jeter à la vindicte populaire, exposant ces femmes à une campagne de haine gratuite en ligne.

Le retour de bâton : L’indignation générale

Si l’auteur espérait une adhésion massive à son discours, le résultat a été tout autre. De nombreux internautes ont vivement condamné ce procédé, qualifié de « lâcheté » pure et simple.


















Face à la vague d’indignation et aux critiques dénonçant le manque d'éthique et la duplicité de sa démarche, Filippo Aloisi a verrouillé ses espaces de commentaires dans un nouvel élan de lâcheté, incapable d’assumer la contradiction.

Ce comportement interroge sur la déontologie dont se prévalent certaines personnes. Se présenter comme journaliste tout en utilisant des méthodes de détournement d’image pour harceler des citoyens constitue une faute grave qui fragilise la crédibilité de la profession.

Comment se prémunir face à de tels agissements

Cet incident souligne une nécessité impérieuse de prudence dans l’espace public. Il est désormais devenu crucial, pour les femmes comme pour tout un chacun, de faire preuve d’une grande méfiance face aux sollicitations d'inconnus, même lorsque ces derniers affichent une façade sympathique ou polie.

Refuser de se laisser prendre en photo par des inconnus est devenu, dans ce climat de tensions, un geste de protection nécessaire pour éviter que son image ne soit instrumentalisée à des fins malveillantes.

Enfin, il est important de rappeler que de tels actes ne restent pas impunis. L’utilisation non consentie de l’image d’autrui, associée à des propos diffamatoires ou incitant à la haine, constitue une infraction pénale.

Les victimes de ce procédé, qui se sentiraient lésées, disposent du droit plein et entier de déposer plainte auprès des autorités compétentes pour faire valoir leurs droits et mettre fin à ces agissements, ne laissons plus rien passer.

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