Seine-et-Marne : un professeur interdit à vie d’enseigner après des dérives sexuelles sur mineurs

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3/28/20262 min read

Le 26 mars 2026, le tribunal correctionnel de Melun a condamné un ancien professeur de 42 ans de la Nova School, à Grisy-Suisnes, à une interdiction définitive d’exercer toute activité en lien avec des mineurs.

Pendant plusieurs mois, entre janvier et septembre 2025, cet enseignant a tenu des propos à caractère sexuel devant des élèves âgés de 11 à 14 ans.

« Mon fils ne peut plus retourner en classe » : le témoignage de Samira

Pour Samira, mère d’une des principales victimes, les conséquences sont toujours bien présentes.

« Mon fils n’a pas pu retourner en classe depuis cette affaire », explique-t-elle.












Elle regrette également la décision de justice, estimant que la peine est insuffisante. « Je regrette juste qu’il ne fasse pas de la prison ».

Des faits graves dans un établissement accueillant des enfants vulnérables

L’enseignant exerçait au sein d’une école privée hors contrat, spécialisée dans l’accueil d’enfants aux profils particuliers, notamment HPI, DYS ou souffrant de troubles de l’attention ou de phobies scolaires après des situations de harcèlement.

Dans ce contexte, il aurait profité de son statut pour instaurer une proximité avec ses élèves. Au fil des mois, les dérives se sont multipliées, aussi bien en classe que dans la cour de récréation. Les élèves ont été exposés à des propos explicites sur sa vie sexuelle, mais aussi à des photographies de sa compagne nue.

Certaines phrases rapportées témoignent de la gravité des faits. Il déclarait notamment : « Tu sais pourquoi je mets des pantalons larges ? Parce qu’elle est trop grosse », ou encore « j’ai léché le clitoris de ma femme, ça avait le goût d’un Haribo ».

Dans un cas, un élève s’est retrouvé, au domicile du professeur, face à un sex-toy.

Une peine sans prison ferme

L’établissement avait licencié l’enseignant dès la découverte des faits. Lors de son procès, auquel il n’était pas présent, il était poursuivi pour corruption de mineurs, ainsi que pour menaces ou actes d’intimidation visant à dissuader les victimes de porter plainte ou de se rétracter.

Sans nier les faits, il a tenté de les minimiser, déclarant simplement : « J’ai merdé », évoquant des « blagues de très mauvais goût ».

Le tribunal l’a condamné à 24 mois de prison avec sursis sur une période de trois ans.

Il a également l’interdiction définitive d’enseigner ou d’exercer toute activité auprès de mineurs. Il est inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais) et doit suivre des obligations de soins et de formation. Il lui est également interdit d’entrer en contact avec les victimes.

Des amendes ont été prononcées, pour un montant avoisinant les 4 000 euros en faveur des victimes.

Des séquelles psychologiques lourdes pour les enfants

Les cinq victimes présentent des dommages psychologiques importants, avec des incapacités totales de travail évaluées entre 14 et 45 jours.