Saint-Raphaël : de nouveaux éléments contredisent les dénégations d’un colistier du maire accusé de propos racistes

ACTUALITÉSENQUÊTE

3/15/20262 min read

Dans un précédent article, nous révélions l’existence de publications attribuées à Vincent Thiery, colistier sur la liste du maire de Saint-Raphaël, Frédéric Masquelier.
Ces contenus, diffusés sur le réseau social X, comportaient plusieurs propos insultants visant les Maghrébins, qualifiant notamment les Algériens de " peuples de cafards"

Face à ces révélations, l’intéressé avait contesté l’authenticité des captures d’écran relayées publiquement, affirmant qu’il s’agissait d’une « manipulation électorale ». Cette ligne de défense visait à disqualifier les éléments présentés et à suggérer une instrumentalisation politique dans le contexte des élections municipales.

La polémique avait alors émergé dans un climat politique local déjà sensible, alors que le maire sortant prépare une nouvelle échéance électorale à la tête de la ville varoise.

Une nouvelle conversation qui contredit cette version

Cependant, de nouveaux documents que nous avons pu consulter apportent un éclairage différent.

Il s’agit d’un échange privé dans lequel un internaute interpelle directement Vincent Thiery au sujet des propos racistes qu’il aurait publiés sur X. Dans cette conversation, l’intéressé ne conteste pas les messages qui lui sont reprochés.
















Au contraire, il assume explicitement sa position et déclare :

« Ma foi me guide vers la disparition totale des ennemis de ma religion ».

Cette affirmation intervient dans un contexte où ses publications visaient régulièrement les Maghrébins et les Musulmans, ce qui conduit à interpréter cette déclaration comme se rapportant directement à ces populations.

Des propos particulièrement préoccupants dans le contexte politique

La gravité de cette déclaration tient autant à son contenu qu’à la position de l’intéressé dans la vie politique locale.

En tant que colistier d’une équipe municipale, Vincent Thiery est associé à une campagne électorale et à un projet de gouvernance locale. Des propos évoquant la « disparition » d’ennemis désignés sur une base religieuse ou identitaire soulèvent donc des interrogations quant à leur compatibilité avec les principes républicains et le respect des citoyens visés.

Cette affaire intervient dans un contexte plus large où plusieurs controverses liées à des propos racistes ou discriminatoires visant les Maghrébins ont émergé dans le débat public, notamment lors de campagnes électorales locales.

Une affaire qui soulève des questions politiques

Ces nouveaux éléments fragilisent la version initiale présentée par Vincent Thiery, qui dénonçait une manipulation.

Cet échange réfute de manière définitif sa défense, puisqu’il montre l’intéressé assumant lui-même la logique idéologique reprochée.

Dans un contexte électoral, la question de la responsabilité politique de ces propos peut désormais se poser, tant pour l’intéressé que pour l’équipe municipale dont il fait partie.