Racisme en ligne : Une enseignante banalise la haine envers les Maghrébins sur Instagram

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3/14/20263 min read

Sous une publication Instagram du média Spot.fr consacrée aux fermières françaises très âgées, un internaute a posté un commentaire raciste visant les mères de famille d’origine maghrébine, qualifiées de « fatimas », et insinuant qu’elles ne feraient pas « le travail que personne ne veut faire ».

Le commentaire a été signalé par un internaute à notre plateforme. Le signalement a ensuite été transmis à la plateforme de signalement OMROS, et notre cellule VIRMAG a pris le relai pour authentifier la véracité du contenu et confirmer l’origine des propos.












Une approbation inquiétante de la part d’une professeure

À la surprise de nombreux internautes, Valérie Lucbert Pasquet, qui se présente comme professeur d’anglais dans un collège, a non seulement approuvé ce commentaire mais l’a aggravé.












Elle a écrit que « fatima vit des allocs, pas de sa sueur, [et] qu’elle pond beaucoup », ajoutant qu’elle était « capable de dire aux Arabes qu’on va les virer », laissant entendre qu’elle pourrait tenir de tels propos face à des élèves d’origine maghrébine.

Des propos inacceptables venant d’un enseignant

Ces déclarations ont provoqué une vive indignation. Elles sont jugées inacceptables, et ce, particulièrement du fait de son statut d’enseignante. Les professeurs ont l’obligation de respecter la neutralité et de protéger tous les élèves, quelle que soit leur origine. Tenir des propos racistes publiquement constitue une violation de ces principes et compromet la confiance que les familles et les élèves placent dans l’institution scolaire.














La stigmatisation des Maghrébins, un problème exacerbé

Les messages de Mme Lucbert Pasquet ne se limitent pas à un simple jugement personnel. Ils stigmatisent une communauté entière sur la base de son origine ethnique, renforçant des clichés profondément discriminatoires. Dans le contexte actuel, la parole haineuse et discriminatoire se libère de manière inquiétante et touche désormais toutes les sphères de la société, des réseaux sociaux aux institutions publiques.

Les récentes affaires d’agressions et d’attaques visant spécifiquement des personnes d’origine maghrébine démontrent que cette libération de la parole n’est pas sans conséquences. Chaque commentaire raciste, même publié sur Internet, contribue à normaliser la haine et à renforcer un climat de violence envers cette communauté.

Laisser ce type de propos se banaliser pourrait avoir des effets directs et graves, allant de l’exclusion sociale à des actes de violence ciblée, et menace la cohésion sociale ainsi que la sécurité des Maghrébins en France.

Dans ce contexte, il est essentiel que les propos racistes, qu’ils émanent de citoyens ou de figures publiques comme des enseignants, soient signalés et traités rapidement pour éviter que la stigmatisation et la haine ne deviennent monnaie courante.

Signalement auprès du rectorat et responsabilités éducatives

Face à la gravité de cette situation, un signalement sera transmis au rectorat afin que des mesures appropriées soient prises.

L’affaire rappelle que la neutralité et la non-discrimination ne sont pas optionnelles pour les enseignants, mais bien des obligations légales et éthiques. Tout manquement à ces principes doit être sanctionné pour garantir la sécurité, l’égalité et le respect de tous les élèves.