Propos racistes et tirs d’arme à feu à Châteaurenard : un homme placé en détention provisoire

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1/28/20262 min read

Un homme âgé de 53 ans, domicilié à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône), a été placé en détention provisoire le 23 janvier à la suite de faits particulièrement graves. Il est poursuivi pour des insultes à caractère raciste à l’encontre de travailleurs d’origine maghrébine, ainsi que pour des tirs effectués avec un fusil de chasse sur un véhicule de chantier, rapporte Le Dauphine Libéré.

Une altercation sur fond de propos racistes envers des ouvriers maghrébins

Les faits se sont produits le mercredi 21 janvier, alors que des travaux de déploiement de la fibre optique étaient en cours devant le domicile du mis en cause. Gêné par le bruit généré par les engins, l’homme a d’abord pris à partie verbalement les ouvriers de l’entreprise intervenante.

Selon les éléments retenus par l’enquête, les propos tenus visaient explicitement l’origine maghrébine des travailleurs, constituant des insultes à caractère raciste.

Des tirs sur un véhicule de chantier sans faire de blessé

La situation a ensuite basculé lorsque l’individu s’est rendu à son domicile pour s’emparer d’un fusil de chasse. Il a tiré à deux reprises en direction d’un véhicule appartenant à la société de travaux. Aucun blessé n’est à déplorer, mais les faits ont provoqué un climat de peur et d’insécurité parmi les ouvriers présents sur le chantier.

Intervention rapide des forces de l’ordre et saisie des armes

Alertées, les forces de l’ordre sont intervenues rapidement. Les policiers municipaux ont été les premiers sur place et ont constaté que le quinquagénaire avait rangé son arme avant l’arrivée des gendarmes. L’interpellation s’est déroulée sans résistance.

Une perquisition du domicile a permis la saisie du fusil utilisé ainsi que d’autres armes longues, toutes placées sous scellés.

Une détention provisoire justifiée par le trouble à l’ordre public

Présenté à la justice, l’homme a été placé en détention provisoire par décision du juge des libertés et de la détention, conformément aux réquisitions du parquet de Tarascon. Bien qu’il ne soit pas connu comme un délinquant récidiviste, la justice a estimé que la gravité des faits, leur caractère raciste et l’usage d’une arme à feu constituaient un trouble grave à l’ordre public.

Une affaire emblématique des violences racistes ordinaires

Le mis en cause comparaîtra prochainement devant le tribunal judiciaire de Tarascon dans le cadre d’une audience correctionnelle. Cette affaire illustre une nouvelle fois la banalisation de violences racistes visant des travailleurs maghrébins, y compris dans l’exercice de leur activité professionnelle, et souligne la nécessité d’une réponse judiciaire ferme face à ce type d’agissements.