Plainte de « Black Queen » : quand la désinformation et le racisme tentent de se muer en justice.

ENQUÊTEACTUALITÉS

6/27/20265 min read

L’influenceuse raciste opérant sous les pseudonymes « Le tribunal de Black Queen » sur Instagram et « renoidedroite » sur X a annoncé porter plainte contre notre plateforme.

Suite à notre article démontrant l’effondrement de son narratif mensonger dans l’affaire de Narbonne, celle qui se présente comme la « présidente des bounty de France » nous accuse désormais de harcèlement et même de terrorisme.

Il s'agit d'une inversion accusatoire d'une gravité extrême, dont nous savons pertinemment qu'elle est utilisée parce que notre plateforme est maghrébine : elle espère ainsi que le public nous percevra comme des terroristes en jouant cyniquement sur les préjugés.

Le masque tombe : la retranscription de sa haine

Après avoir démenti ses fausses informations visant les Maghrébins et les Musulmans concernant le meurtre de Louis à Narbonne, cette dernière, humiliée, a décidé de déposer plainte pour un prétendu harcèlement et une prétendue mise en danger d'autrui.

Dans sa plainte, elle prétend n’avoir jamais fait de généralités insultantes envers les Maghrébins. Pourtant, sa propre voix la trahit.

Dans cette vidéo, elle déclare sans retenue : « 4 maghrébins musulmans et un noir musulman (...) les noirs chrétiens ne se comportent pas comme ça (...) comment en tant que parents vous pouvez laisser vos enfants traîner avec des maghrébins musulmans ? [...] Les parents en question qui pondent ces déchets les laissent en train de traîner ».
















Dans ce live Tiktok que nos équipes ont retrouvé, elle va plus loin : « Le danger ce sont les Maghrébins, vous êtes des sauvages, personne ne vous aime ici ».















Elle aurait également tenu des propos appelant explicitement au meurtre de Maghrébins et à « chasser les Musulmans », tout en utilisant le surnom « Bilal » pour désigner une personne engagée dans un échange, d'après un témoin présent dans ce même live.













La stratégie de l’inversion : le mensonge comme bouclier

Elle prétend subir un harcèlement organisé pour justifier sa plainte. C’est un mensonge.

Nos articles n’ont jamais appelé à la violence, mais ont simplement exposé ses écrits publics.

Plus grave encore, elle joue la carte de la victime tout en manipulant son audience : nous avons identifié des faux comptes déversant des insultes sous nos publications pour faire croire que notre communauté la harcèle.














La réalité est tout autre : ce sont ses propres abonnés qui, nourris par ses appels à la haine, menacent ouvertement de détruire des mosquées. Ce procédé de « faux drapeau » est la preuve irréfutable de sa malhonnêteté intellectuelle.













Justification de la violence : la complice des agresseurs.

Elle nie avoir justifié les tirs de fusil contre des enfants maghrébins. C'est doublement faux. Dans cette vidéo, elle relativise cet acte ignoble en affirmant que « des personnes deviennent racistes à cause des autres ».














Rappelons les faits : l’auteur de ces tirs, bien connu dans le quartier, a été jugé en juillet dernier pour « violences avec armes » après avoir insulté ses victimes de « sale arabe » et de « sale noir ».













En tentant de relativiser les actes de cet individu, elle apporte un soutien idéologique à la violence raciste.

Une haine multi-cibles : le racisme comme outil de survie.

Son obsession pour les Maghrébins n'est que la partie émergée de son mépris.













Elle insulte les Subsahariens refusant de partager ses vues, les qualifiant d'« esclaves des Arabes », de « noirabes », et leur intime de « lécher les fesses des maîtres maghrébins ».














Elle qualifie les musulmans de « sauvages », les parents africains d’« incapables » et leurs enfants de « dégénérés ».














Son discours est celui d'une femme qui a bâti son identité sur le rejet de ses propres origines, affirmant elle-même éviter d'avoir trop d'amis noirs.





























Du militantisme Kémite au « Zemmourisme » : le parcours d'un coeur brisé

En enquêtant sur son parcours, nous avons découvert une contradiction fondamentale. Celle qui se revendique aujourd'hui « patriote », « chrétienne » et « pro-Zemmour » était, il y a peu, une militante suprémaciste noire liée au mouvement Kémite, dénigrant les « Blancs » lors de certains lives Tiktok.















Ce basculement est né d'un traumatisme émotionnel lié à une relation avec un militant du mouvement Kémite. Déçue et rejetée par celui qui l'avait entraînée hors de sa foi chrétienne, elle a projeté sa frustration amoureuse dans un militantisme destructeur. Sa colère, initialement dirigée contre les hommes noirs, puis contre les Kémites, s'est rapidement muée en une propagande raciste globale, visant désormais les Maghrébins et les Musulmans avec la même hargne.

Le témoignage de cet homme est à écouter ici.

Ironiquement, lorsque des internautes ayant des origines Subsahariennes lui font remarquer qu'ils ne la soutiennent pas, elle fait immédiatement ressurgir son côté identitaire en affirmant que « c'est honteux qu'un homme noir ne supporte pas une femme noire ».













Elle qui se déclare « chef des bounty » redevient communautaire par pur intérêt dès qu'elle est en difficulté. Aujourd'hui, son ancien groupe Kémite l'accuse de « gratter des dons » aux « Blancs » pour vivre, ce qui est d'une ironie totale quand on sait qu'elle méprise les gens au RSA et sous-entend que notre communauté « gratte la CAF ».

La justice pour seule issue

Déverser sa haine, relativiser des agressions armées et traiter des populations entières de « sauvages » ne relève pas de la liberté d’expression. C'est du racisme.

Nous n’avons aucune leçon à recevoir de quelqu’un qui instrumentalise la douleur d’une famille à des fins financières et politiques, tout en déversant sa haine pour masquer la frustration née d'un échec amoureux.

Nous tenons à disposition de la justice l'intégralité de nos archives. Il sera temps, devant un tribunal, qu'elle explique pourquoi sa vision récente de la France repose sur autant de mensonges, de haine et de manipulations.

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