Municipales à Roanne : les publications racistes d’Éric Mercier, colistier de Fanny Fesnoux, provoquent la controverse
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À Roanne, en pleine campagne pour les municipales de 2026, des publications anciennes à caractère raciste attribuées à Éric Mercier, 57 ans, colistier de la liste « Juste Roanne » conduite par Fanny Fesnoux, refont surface.
Figurant en 33ᵉ position sur la liste, l’intéressé publiait depuis plusieurs années, sur un compte Facebook intitulé « France France », agrémenté d’un drapeau tricolore et ne comptant que treize amis, des messages visant explicitement les personnes d’origine maghrébine.
Des propos visant clairement les Maghrébins
Parmi les publications exhumées, certaines remontent à 2016, d’autres à 2022 et 2023.
En janvier 2016, Éric Mercier écrivait notamment :
« Toutes les chaines on nous parle de bougnoules ! [...] Qui peut inventer une chaine française ? Avec des infos de nos villages, nos traditions sans nous parler que de bougnoules »
Dans un autre message daté de 2016, il s’en prenait explicitement aux personnes qu’il associait à l’origine maghrébine, écrivant :
« Arrêtez de vouloir me faire amis des ben couscous ou j’en passe ! Lisez mon profil, c’est incompatible ! Moi, mes amis, c’est Pierre Paul Jacques français blanc de souche chrétienne. »
L’expression employée, péjorative, cible directement les Maghrébins et ses publications ne relèvent pas d’un propos isolé, mais d’un positionnement assumé sur plusieurs années.
« Des propos graves »
Interrogée, Fanny Fesnoux reconnaît la gravité des écrits.
« Ce sont des propos graves », affirme la candidate. Elle indique avoir « fait le point » avec son colistier et avoir « pris des mesures ».
Toutefois, le dépôt officiel des listes en préfecture étant clos depuis le 26 février, il n’est juridiquement plus possible de l’exclure de la liste.
La candidate précise néanmoins que, si sa liste remportait l’élection municipale, Éric Mercier « n’aura pas de fonction au conseil municipal ». En cas de défaite ou de position minoritaire, sa place en fin de liste ne lui permettrait pas de siéger.
« J’ai manqué de vigilance »
Fanny Fesnoux assure ne pas avoir eu connaissance de ces publications lors de la constitution de son équipe.
« Je ne connaissais pas cette personne en 2016 ou en 2023. J’ai manqué de vigilance. Je m’en excuse vraiment », déclare-t-elle, ajoutant avoir demandé à son colistier de supprimer rapidement les contenus litigieux.
Moins d’une heure après cet échange, le compte Facebook concerné était passé en mode privé, rendant les publications inaccessibles au public.