Miramas : des enregistrements audio attribués au maire déclenchent une polémique pour propos racistes visant les Maghrébins

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3/5/20263 min read

Plusieurs enregistrements audio diffusés récemment sur les réseaux sociaux provoquent une forte controverse à Miramas (Bouches-du-Rhône). Ces fichiers, relayés notamment via une page Facebook dénommée « Alfred Guérini », présenteraient des échanges attribués au maire de la commune et à l’une de ses collaboratrices.

Dans l’un de ces extraits, des propos qualifiés de racistes auraient été tenus à l’égard de la communauté maghrébine, celle-ci étant notamment désignée de "bougnoules". La diffusion de ces audios a suscité une vive émotion localement et relancé le débat sur les pratiques et les propos tenus au sein de la gestion municipale.

Une diffusion massive sur les réseaux sociaux

Selon plusieurs témoignages relayés publiquement, les enregistrements circulent depuis plusieurs jours sur Facebook. Bien que la qualité sonore de certains extraits soit décrite comme médiocre, leur diffusion s’est rapidement étendue, alimentant interrogations et inquiétudes parmi les habitants de la commune.





















Ces audios laisseraient apparaître des échanges privés dans lesquels des propos visant directement les Maghrébins seraient employés. La diffusion de ces contenus a provoqué de nombreuses réactions politiques et associatives, certaines organisations dénonçant des déclarations incompatibles avec les responsabilités d’un élu local.

Une saisine du procureur au titre de l’article 40

Face à la gravité potentielle des faits évoqués, le conseiller municipal d’opposition Gérard Geron indique avoir saisi le procureur de la République près le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’article 40 du code de procédure pénale, qui impose à tout élu ou agent public ayant connaissance d’un possible délit d’en informer l’autorité judiciaire.
















Dans sa correspondance adressée au parquet, l’élu explique avoir été alerté par plusieurs administrés concernant la diffusion de ces enregistrements. Il précise que l’un d’eux attribuerait au maire des propos à caractère manifestement raciste visant la communauté maghrébine.

Le courrier évoque également d’autres échanges audio qui feraient référence à des discussions internes relatives à la gestion municipale, notamment autour de l’attribution de logements dans un futur quartier baptisé « Oasis ».

Des interrogations sur la gestion municipale

Toujours selon le signalement transmis au parquet, certains enregistrements pourraient également contenir des propos laissant entendre l’existence de pratiques contestables dans la gestion de certains dossiers municipaux.

L’élu d’opposition estime que l’ensemble de ces éléments justifie un examen approfondi par l’autorité judiciaire afin d’en vérifier l’authenticité, la portée et les éventuelles implications pénales.

Une réaction politique et associative

Dans un communiqué rendu public le 27 février 2026, la section locale de La France Insoumise a exprimé sa « vive indignation » face aux propos attribués au maire dans ces enregistrements.






















Le mouvement politique estime que de telles déclarations, si elles étaient avérées, constitueraient un discours raciste et discriminatoire incompatible avec les principes d’égalité et de respect qui fondent les institutions républicaines. Le communiqué appelle notamment à une clarification publique ainsi qu’à des excuses à l’égard des personnes et des communautés visées.

Une affaire désormais dans l’attente de suites judiciaires

À ce stade, les autorités judiciaires n’ont pas communiqué publiquement sur d’éventuelles investigations ouvertes à la suite de cette saisine.

L’authenticité des enregistrements, le contexte précis dans lequel ils auraient été réalisés ainsi que la responsabilité des personnes impliquées restent donc à établir.

Dans l’attente de ces vérifications, la diffusion de ces audios continue d’alimenter une forte polémique locale, tandis que plusieurs acteurs politiques et associatifs réclament toute la lumière sur ces révélations