Louviers : un père de famille Algérien poignardé à mort par une personne qu'il hébergeait depuis plusieurs années
Noureddine Benrahma, père de famille originaire d’Oran, a été retrouvé mort à son domicile. Le suspect, un jeune accueilli depuis plusieurs années par la victime dans le cadre de l’aide sociale à l’enfance (ASE), a reconnu les faits après son interpellation.
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Poignardé au cou, Noureddine Benrahma est retrouvé mort à son domicile situé rue des Peupliers à Louviers (Eure). Cinq jours plus tard, un jeune homme de 19 ans est interpellé, il s'agit d'un jeune que Nourredine accueillait depuis plusieurs années et qui a reconnu les faits.
Un père de famille apprécié de tout un quartier
Mercredi 3 juin, en fin de matinée, des cris résonnent dans la rue des Peupliers à Louviers. La police et les secours arrivent devant la maison de Nourredine Benrahma.
Dans le quartier, beaucoup connaissaient cet homme décrit comme une figure locale. Originaire d’Oran, en Algérie, il avait vécu en Angleterre puis à Marseille avant de s’installer en Normandie il y a une vingtaine d’années.
Avec son épouse et ses deux filles, il avait repris une ancienne maison familiale laissée à l’abandon. Un chantier qui aurait découragé beaucoup de personnes, mais pas Nourredine.
Un homme toujours prêt à aider son entourage
Noureddine était un homme de terrain. Il bricolait, rénovait, réparait et consacrait une grande partie de son temps à améliorer son logement.
Passionné de mécanique, il achetait des véhicules en mauvais état avant de les remettre en état. Devant son domicile, les voitures se succédaient : Volkswagen, Peugeot, Renault ou Audi.
Dans le quartier, il était également connu pour sa générosité. Ses voisins savaient qu’ils pouvaient compter sur lui et emprunter ses outils lorsqu’ils en avaient besoin.
Après plusieurs années de travaux, il avait transformé son ancienne maison en un véritable foyer pour sa femme et ses deux filles.
Très attaché à sa famille, il accompagnait notamment l’une de ses filles dans son parcours sportif, elle qui rêvait de devenir footballeuse professionnelle et avait intégré le centre de formation du Stade Malherbe de Caen.
Il accueillait également des jeunes confiés par l’aide sociale à l’enfance
Malgré un emploi du temps déjà très chargé, Nourredine avait choisi d’aider des jeunes en difficulté.
Il accueillait à son domicile des garçons confiés par les services de protection de l’enfance, dont l’un d’entre eux deviendra plus tard le principal suspect dans cette affaire.
Pour beaucoup de proches et de voisins, cette volonté d’aider les autres faisait partie intégrante de sa personnalité.
Poignardé à son domicile
Le matin du drame, lorsque les secours arrivent rue des Peupliers, il est déjà trop tard.
Noureddine Benrahma est retrouvé au sol, mortellement blessé au cou par une arme blanche.
Une enquête est immédiatement ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cette mort.
Le jeune confié par l’ASE reconnaît le meurtre
Cinq jours après les faits, un jeune homme de 19 ans est interpellé, il s'agit de l’un des jeunes que Nourredine avait accueillis à son domicile, confié par les services de l’aide sociale à l’enfance (ASE), et qu’il connaissait depuis plusieurs années.
Placée en garde à vue, la personne mise en cause reconnaît rapidement le meurtre.
Un quartier plongé dans le silence
Depuis ce drame, l’ambiance dans la rue des Peupliers a profondément changé.
Les habitants ne voient plus les voitures en réparation, n’entendent plus les outils fonctionner et ne peuvent plus compter sur celui qui était devenu un voisin incontournable.
Pour beaucoup, la disparition de Nourredine laisse un immense vide.
Une affaire qui ne doit pas être oubliée
Nourredine Benrahma laisse derrière lui son épouse, ses deux filles et un quartier marqué par sa disparition.
Il est mort dans une indifférence générale qui contraste avec la gravité de ce drame.
Nous espérons que toute la lumière sera faite sur cette affaire et qu’une condamnation exemplaire sera prononcée contre le meurtrier.

