Laval : un enfant violemment agressé par deux adolescents, une vidéo suscite l'indignation
Une agression d'une extrême violence signalée en masse sur OMROS, les auteurs identifiés.


Au cours des dernières heures, la plateforme OMROS a reçu un très grand nombre de signalements d'internautes concernant une vidéo montrant la violente agression d'un enfant à Laval.
Les images, particulièrement choquantes, montrent un enfant probablement de type nord-africain, visiblement amaigri, confronté à un adolescent nettement plus âgé et plus imposant physiquement. La victime est frappée à plusieurs reprises au ventre et à la tête, sans être en mesure de se défendre.
Un enfant qui supplie son agresseur d'arrêter
Au fil de la vidéo, le jeune garçon implore à plusieurs reprises son agresseur de cesser les violences. Malgré ses supplications, celui-ci poursuit les coups avec une extrême brutalité.
À l'issue de cette salve de violences, l'agresseur sort de sa poche un objet pouvant être identifié comme un couteau. La victime pousse alors des cris de panique, craignant manifestement de mourir.
Pendant toute la scène, le caméraman ne cherche à aucun moment à intervenir. Au contraire, il filme l'agression en riant.
Deux adolescents identifiés
Selon les informations recueillies par nos équipes, les deux adolescents présents sur la vidéo ont été identifiés.
Le principal agresseur serait Lorenzo Kiezer, un adolescent originaire de Laval, présenté comme l'auteur des violences commises contre l'enfant.
Le second individu, qui filme l'intégralité de la scène, est identifié sous le pseudonyme « Zarko » sur les réseaux sociaux. Également originaire de Laval, il vivrait actuellement en foyer après avoir été placé à l'Aide sociale à l'enfance (ASE).
La victime est, à ce stade, toujours en cours d'identification. Les parents de l'enfant peuvent se manifester afin d'être accompagnés dans leurs démarches et, le cas échéant, déposer plainte contre les auteurs.
Nous appelons également les internautes à cesser la diffusion de cette vidéo. Celle-ci montre un enfant dont le visage n'est pas flouté et sa propagation ne fait qu'accroître le risque de traumatisme.
Une dérive inquiétante
Cette affaire rappelle le profil de plusieurs auteurs impliqués dans des faits criminels récents, notamment les meurtriers du jeune Louis, eux aussi placés à l'Aide sociale à l'enfance (ASE).
Certains établissements sont confrontés à des mineurs présentant des profils particulièrement violents, à chaque nouvelle affaire impliquant un mineur placé, l'émotion est forte et les réactions se multiplient sur les réseaux sociaux. Pourtant, une fois l'indignation retombée, le débat de fond semble systématiquement s'effacer sans qu'aucune réforme d'ampleur ne voie le jour.
Les professionnels du secteur alertent depuis plusieurs années sur le manque chronique de moyens, la saturation de nombreuses structures, les difficultés de recrutement et la complexité de l'accompagnement de certains profils particulièrement violents. Dans ces conditions, assurer à la fois la protection des autres jeunes accueillis, la sécurité des éducateurs et un suivi individualisé devient un défi majeur.
Sans établir de lien de causalité entre le placement et le passage à l'acte, la répétition de plusieurs affaires impliquant des adolescents suivis par l'ASE interroge sur le fonctionnement du système et sur les réponses apportées aux mineurs les plus difficiles.
Une enquête désormais indispensable
Au regard de la gravité des faits visibles sur la vidéo, Tajmaât a procédé à un signalement auprès de la justice afin que les autorités puissent engager les investigations et poursuites qu'elles jugeront nécessaires.
Les nombreuses images diffusées sur les réseaux sociaux, ainsi que les éléments d'identification recueillis, devront permettre d'établir les responsabilités de chacun et leurs auteurs devront répondre de leurs actes devant la justice.



