L’Arroseur arrosé : Hossam (Jean) Messiha, le « donneur de leçons » pris les doigts dans la cagnotte
Derrière la rhétorique anti-maghrébine, raciste, islamophobe et le prétendu « patriotisme », l’ancien lieutenant de Zemmour fait face à une plainte pour abus de confiance. Quand l’obsession de l'argent et du buzz supplante la défense des institutions.
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Hossam (Jean) Messiha a bâti sa carrière médiatique sur un fonds de commerce bien précis : la stigmatisation systématique, violente et quotidienne des populations maghrébines et musulmanes. Sur son compte X (ex-Twitter), transformé en déversoir à fake news, il s'autoproclame défenseur infatigable de la France, de ses forces de l'ordre et de ses institutions face à ce qu'il nomme la « racaille ».
Pourtant, la réalité vient de rattraper le tribun d’extrême droite de la manière la plus sordide qui soit. Ce ne sont pas ses cibles habituelles qui le traînent aujourd'hui devant la justice, mais la veuve de l'un des agents pénitentiaires tués lors de l'attaque d'Incarville en mai 2024. Une plainte pour abus de confiance a été déposée contre lui.
En cause ? 42 000 euros d'une cagnotte de soutien qui n'ont jamais été versés aux familles des victimes.
Le double discours d'un moraliste opportuniste
Pour les communautés visées quotidiennement par ses diatribes, le masque tombe avec fracas. Messiha, qui passe ses journées à essentialiser les immigrés dont les maghrébins et leurs descendants en les accusant de parasiter le système ou de manquer de moralité, se retrouve accusé d'avoir détourné l'argent destiné à des veuves et des orphelins.
La contradiction est totale et presque caricaturale. Le discours affiche un patriotisme de façade ainsi qu'un amour autoproclamé de la police et de l'État. Les actes révèlent une fâcheuse tendance à voir son nom associé à des flux financiers opaques dès qu'un drame national survient
En affirmant aujourd'hui qu'il va « rembourser », Jean Messiha passe de fait aux aveux : l'argent était bien sur son compte. L'homme qui prétend défendre l'ordre utilise les méthodes exactes de ceux qu'il diabolise à longueur de tweets, le col blanc en plus.
L'appât du gain comme véritable boussole
Ce scandale met en lumière un trait de caractère que ses opposants et notre plateforme soulignent depuis longtemps, une obsession manifeste pour l'argent facile.
Ce n'est pas le premier coup d'essai de Hossam (Jean) Messiha dans le « business de la tragédie ». En 2024, il s'était déjà illustré en récoltant plus d'un million d'euros pour le policier ayant tué le jeune Nahel, une opération d'une indécence rare visant à monnayer la fracture sociale et raciale du pays.
Le profil financier de Hossam (Jean) Messiha suscite des interrogations depuis de nombreuses années car les révélations sur son parcours de haut fonctionnaire et de conseiller décrivent un opportuniste qui profite des largesses de l'État qu'il prétend combattre.
Durant la campagne présidentielle de 2017, il touche ainsi un salaire de 12 700 euros net par mois en qualité de conseiller de Marine Le Pen. En parallèle, le journal Mediapart révèle un double salaire invisible puisqu'il aurait continué de percevoir près de 6 000 euros par mois de la part du ministère de la Défense entre 2017 et 2022 pour un poste totalement fantôme.
Qui est la véritable « racaille » ? Celui qui survit dans les quartiers populaires ou le politicien multimillionnaire en vues sur les réseaux sociaux qui encaisse l'argent des fonctionnaires tombés au combat ?
La honte du détournement, quand l'avarice dépasse la décence
En se défendant maladroitement et en rejetant la faute sur la plateforme GoFundMe, qui l'a immédiatement démenti en rappelant que Messiha s'était lui-même désigné comme bénéficiaire des fonds, l'idéologue de Reconquête ! s'enfonce dans le ridicule.
Pour les citoyens français, et plus particulièrement pour les citoyens issus de l'immigration qui subissent ses assauts verbaux, cette affaire est une éclatante démonstration d'hypocrisie.
Hossam (Jean) Messiha n'aime pas la France, il aime s'en servir. Il ne défend pas les victimes, il capitalise sur leur deuil. L'avarice et le cynisme ont fini par l'emporter sur la stratégie politique, révélant la véritable nature d'un homme prêt à tout pour alimenter son train de vie, quitte à piétiner la mémoire des serviteurs de l'État.