EXCLUSIF - « Bougnoules », « bicots de merde » : Pascal Lenoir placé en garde à vue après des menaces de mort contre une élue

Déjà signalé en 2024 et 2026 par Tajmaât pour des contenus à caractère raciste, le président de l’association Croc Blanc, alias « Pascal Lenoir », a été placé en garde à vue après avoir été convoqué par les autorités. Il sera jugé le 3 novembre prochain devant le tribunal judiciaire de Nanterre.

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8/28/20264 min read

Nouveau développement dans le dossier consacré à Pascal Lenoir, éducateur canin et président de l’association Croc Blanc à Clichy-la-Garenne, que nous avions précédemment enquêté à la suite de plusieurs contenus à caractère raciste et de différents signalements effectués via notre plateforme OMROS.

Déjà signalé en 2024 et 2026, Pascal Lenoir avait notamment fait l’objet de signalements concernant des publications visant explicitement les populations maghrébines, ainsi que d'autres propos et comportements rapportés dans plusieurs témoignages que nous avions entrepris de documenter.



















Le dossier connaît aujourd'hui un nouveau développement judiciaire.

Convoqué mardi 24 août, Pascal Lenoir a été placé en garde à vue, dans le cadre d'une procédure portant notamment sur des menaces de mort visant Manon Bossy, élue de La France insoumise.

À l'issue de sa garde à vue, deux délits ont été retenus à son encontre par les magistrats, dont l'un concerne également des propos ou faits visant Jean-Luc Mélenchon.

Pascal Lenoir sera jugé le 3 novembre prochain devant le tribunal judiciaire de Nanterre.

Cette procédure constitue une première évolution judiciaire importante dans un dossier que nous suivons depuis plusieurs années. Elle ne concerne toutefois qu'une partie des éléments que nous avons pu recenser : nous poursuivons notre travail de documentation concernant les autres faits et contenus signalés sur internet, afin qu'ils puissent, eux aussi, être examinés par les autorités compétentes et faire l'objet de suites judiciaires.

Un dossier déjà signalé en 2024

Pascal Lenoir figurait déjà dans les signalements traités par OMROS en 2024, à la suite de premières publications et de contenus à caractère raciste qui avaient été recensés sur internet.

De nouveaux éléments avaient ensuite été identifiés et signalés en 2026, relançant notre travail de documentation autour de ses publications et de son activité en ligne.

Parmi les contenus recensés figuraient notamment des propos visant explicitement les populations maghrébines, avec l'utilisation répétée d'insultes telles que « bougnoules », « bicots de merde » ou encore « pourriture d'arabe », ainsi que des propos appelant à leur expulsion, à « arracher le voile des femmes musulmanes » et à « détruire les mosquées. »

Une dimension communautaire particulièrement marquée

Au-delà de la procédure ayant conduit à sa garde à vue, l'un des aspects du dossier réside dans la récurrence des contenus visant spécifiquement les populations maghrébines.

Plusieurs témoignages centralisés via OMROS font également état de comportements d'intimidation dans l'espace public, notamment de situations au cours desquelles l'intéressé aurait suivi des individus accompagné de chiens, en proférant des menaces de les lâcher.



















D'autres témoignages font état de menaces verbales graves, notamment de menaces de mort et de viol.

Ces témoignages sont distincts des faits actuellement poursuivis et doivent, à ce stade, être considérés comme des éléments signalés et documentés par notre plateforme *

Des contenus en ligne qui ne doivent pas rester sans suite

La garde à vue et le renvoi de Pascal Lenoir devant le tribunal judiciaire de Nanterre constituent une première étape judiciaire importante.

Mais pour OMROS, le travail ne s'arrête pas à cette procédure.

Nous continuons à recenser, vérifier et documenter les différents contenus et faits signalés sur internet, notamment ceux visant directement les populations maghrébines, afin que les éléments susceptibles de constituer des infractions puissent également être portés à la connaissance des autorités compétentes.

L'objectif est simple : que les contenus racistes, les menaces et les appels à la violence publiés sur internet ne soient pas considérés comme anodins ou comme de simples « propos en ligne ».

Des interrogations persistantes autour de Croc Blanc et de la sphère municipale

L'affaire présente également une dimension locale en raison du rôle occupé par Pascal Lenoir au sein de l'association Croc Blanc, mise en avant dans différents contextes municipaux à Clichy-la-Garenne.

Des éléments publics et plusieurs signalements font état d'une proximité supposée entre Pascal Lenoir et certains acteurs politiques locaux.

Une alerte avait notamment été adressée au maire de Clichy-la-Garenne au sujet des éléments le concernant, sans retour connu à ce stade.

Des interrogations avaient également été soulevées concernant la présence de Pascal Lenoir dans une ancienne liste municipale intitulée « Mieux vivre ensemble », conduite par l'actuel maire de Clichy-la-Garenne, Rémi Muzeau.

Une première échéance judiciaire le 3 novembre

Après sa garde à vue, Pascal Lenoir est donc appelé à comparaître le 3 novembre devant le tribunal judiciaire de Nanterre pour les faits actuellement retenus dans la procédure.

Cette audience permettra à la justice d'examiner les faits qui lui sont reprochés et de déterminer les suites judiciaires à leur donner.

De notre côté, OMROS continuera de suivre le dossier et de transmettre les éléments documentés susceptibles d'intéresser les autorités, notamment concernant les autres contenus et faits signalés qui n'ont pas nécessairement fait l'objet des poursuites actuelles.

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