Enquête Tajmaât : Le naufrage raciste d'un chef de la police scientifique, entre appels au meurtre et panique numérique
ENQUÊTE


La police technique et scientifique (PTS) repose sur un principe fondamental d'impartialité et de neutralité absolue. Ses agents ont pour mission d'analyser les preuves matérielles avec une rigueur irréprochable, garantissant ainsi l'équité de la chaîne pénale et le destin judiciaire des citoyens.
Cependant, une enquête numérique approfondie menée par l'équipe de veille de Tajmaât, VIRMAG, révèle une réalité effrayante concernant le responsable de l'unité locale de Moulins.
Derrière le compte anonyme @Shadow03000 sur le réseau social X, ce chef assermenté d'une unité PTS diffuse quotidiennement une idéologie d'une violence inouïe, mêlant injures raciales, déshumanisation, menaces de mort et apologie d'assassinat.
La panique numérique comme ultime aveu de culpabilité
Avant même la publication de cette enquête, le comportement de cet agent de l'État a scellé sa propre culpabilité. Informé par notre équipe que son identité venait d'être percée à jour derrière son pseudonyme, l'individu a cédé à une panique totale. En l'espace de quelques instants, le compte a été verrouillé en mode privé, notre page a été bloquée, et plus d'une centaine de publications ont été frénétiquement supprimées. Cette tentative désespérée de détruire les preuves numériques démontre qu'il a parfaitement conscience de la gravité pénale et disciplinaire de ses actes. Malheureusement pour lui, l'intégralité de ses propos avait déjà été archivée par nos services.
L'arrogance d'un fonctionnaire trahi par son égo
L'auteur de ces publications a lui-même semé les indices de sa chute. Le nombre présent dans son identifiant correspond au code postal de la ville de Moulins dans l'Allier. Au fil de ses échanges, l'individu étale un complexe de supériorité permanent, exigeant d'être appelé par son titre de docteur et vantant ses neuf années d'études en chimie.
Il affirme travailler au sein de la police technique et scientifique depuis près de vingt ans, se targue d'être un scientifique qui sauve des vies et revendique son statut de chef en évoquant "le stress du patron". Il décrit précisément son rythme d'astreinte de sept jours travaillés vingt-quatre heures sur vingt-quatre et fustige régulièrement les syndicats d'officiers ou "le faible niveau des policiers de terrain."
La confirmation définitive émane de sa propre arrogance lorsqu'il invite un internaute d'origine Maghrébine à venir en découdre physiquement en lui intimant de se pointer devant le commissariat à huit heures du matin. Ce faisceau d'éléments dresse le portrait indéniable de Julien Thion, chef de l'unité locale de Moulins.
(D'autres données techniques permettant de l'identifier, telles que l'association de sa boîte mail personnelle au compte X, sont en notre possession. Ces éléments complémentaires sont réservés à l'usage strict des autorités compétentes.)
Un racisme viscéral et obsessionnel des Maghrébins
La lecture de ses publications sur X dévoile une obsession destructrice envers les populations maghrébines, systématiquement rabaissées à un stade animal ou pathologique. Julien Thion, le responsable de l'équipe de la police technique et scientifique (PTS) de Moulins, n'hésite pas à traiter ses contradicteurs de "blédard", "inculte consanguin" ou à s'interroger publiquement si "leur arbre généalogique ne comporte pas quelques animaux bizarres".
Il qualifie les individus d'origine maghrébines de "feignasses qui ne méritent rien". La déshumanisation atteint son paroxysme lorsqu'il commente une publication qualifiant les Algériens de "peuple de cafards".
Le rejet de l'étranger et le mépris des compétences
Ce rejet viscéral s'étend à l'ensemble du Maghreb et à ses professionnels. Il déclare sans filtre que la Tunisie est "un peuple de fils de pute", qu'il "emmerde comme tous les autres pays du Maghreb" et fustige "ces Algériens qui hantent ce pays et qui constituent un véritable poison pour la France."
Son mépris vise particulièrement les médecins d'origine étrangère dont les diplômes Marocains, qui vaudraient selon lui "une peau de zob" et seraient des diplômes en toc. Il ajoute que ces professionnels "parlent français comme des vaches espagnoles" et conclut tristement face à un internaute "qu'il est vraiment con en fait même pour un Marocain."
Le responsable de la PTS entretient également le mythe essentialiste du maghrébin, en martelant sans cesse "qu'il n'y a pas plus menteur qu'un Arabe."
Islamophobie décomplexée et menaces d'épuration ethnique
L'islamophobie du fonctionnaire s'exprime avec la même virulence pénalement répréhensible. Pour ce policier scientifique, le simple fait d'être musulman est incompatible avec l'humanité, déclarant "qu'ils ne sont pas civilisés".
Il insulte copieusement les Musulmans, en les traitant "de fils de pute" et "d'adorateur du diable".
De plus, il banalise l'usage du mot bougnoule lors d'interpellations, présumant d'office qu'un individu d'origine maghrébine a commis certainement une infraction. Fort de cette haine, il théorise une véritable épuration ethnique au sein de l'État en appelant à dégager les Maghrébins de la fonction publique pour éviter les agents étrangers.
Il exhorte publiquement à "repousser l'invasion" en expulsant les Maghrébins du territoire Français, y compris ceux possédant la nationalité Française et leurs enfants, souhaitant les expulser "de force ou de force".
La rhétorique bascule dans la menace de mort pure et simple lorsqu'il promet à ses cibles qu'elles auront bientôt le choix entre "le cercueil et se barrer."
Le point de non-retour par l'apologie d'un crime sordide
L'effondrement moral de cet enquêteur trouve son apogée dans la glorification d'un acte criminel d'une sauvagerie absolue.
Face au portrait du militant politique RN, Yann Fleruquin, condamné à douze années de réclusion criminelle pour avoir assassiné un homme et placé sa tête démembrée dans une jardinière, le chef de la police scientifique de Moulins laisse éclater sa complaisance, déclarant qu'il s'agit "d'un homme d'action qui sait se salir les mains".
Séduit par l'appartenance politique du meurtrier, ce fonctionnaire de l'État, dont le métier consiste justement à examiner des cadavres et à chercher la vérité pour les familles de victimes, ose surenchérir en commentant une deuxième fois ce crime par un terrifiant : un homme d'action, c'est bien.
Une menace directe pour l'intégrité de la justice
Le cas de Julien Thion dépasse de très loin le simple cadre du « dérapage » sur les réseaux sociaux. Il met en lumière une faille de sécurité majeure au cœur même de l'appareil judiciaire français. La Police Technique et Scientifique est le sanctuaire de la preuve objective. C'est sur la base des prélèvements, des analyses ADN et des rapports rédigés par des hommes comme lui que des individus sont innocentés ou envoyés en prison pour de lourdes peines. Comment la justice peut-elle garantir qu'un officier professant publiquement une haine raciale aussi viscérale, appelant à l'épuration ethnique et glorifiant le meurtre, a traité les dossiers impliquant des citoyens maghrébins ou musulmans avec l'impartialité que son serment exige ?
Le doute est désormais jeté sur l'ensemble de son travail et, par extension, sur les enquêtes passées par son laboratoire de Moulins. Le fait qu'un fonctionnaire ait pu cultiver et exprimer une telle radicalisation pendant des années, tout en grimpant les échelons jusqu'à un poste à responsabilités, interroge sur la vigilance de l'institution. Sa tentative désespérée de supprimer ses publications et de se terrer dans le silence prouve qu'il sait pertinemment avoir franchi la ligne rouge de l'indéfendable.
La justice est représentée les yeux bandés pour symboliser son impartialité. Julien Thion, lui, est aveuglé par la haine. En confondant son laboratoire avec un tribunal racial, il s'est définitivement disqualifié de son rôle de serviteur de l'État.
La balle est désormais dans le camp du Ministère de l'Intérieur et de l'Inspection Générale de la Police Nationale : suspendre cet agent n'est plus seulement une question de discipline interne, c'est une urgence pour protéger les citoyens et préserver la crédibilité de la police scientifique.











