Colombes : Un Maghrébin de 83 ans tué d’une dizaine de coups de couteau dans son logement
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À Colombes (Hauts-de-Seine), un homme d'origine Algérienne, agé de 83 ans a été retrouvé mort dans son studio, victime de multiples coups de couteau. Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête pour homicide volontaire. À ce stade, aucune interpellation n’a été annoncée.
Une macabre découverte dans une résidence sociale
Le corps sans vie de Saïd D., 83 ans, a été découvert mardi soir dans le studio qu’il occupait rue des Côtes-d’Auty à Colombes. Les pompiers, intervenus après un signalement de la famille, ont trouvé la victime à l’intérieur de son logement situé au deuxième étage d’une résidence sociale.
L’homme vivait seul dans cet immeuble, autrefois foyer Adoma destiné aux travailleurs immigrés, transformé en résidence sociale en 2020. L’établissement est aujourd’hui occupé en grande partie par des retraités et est décrit par ses habitants comme un lieu plutôt calme.
Une alerte donnée par un membre de la famille
C’est le neveu de la victime qui a donné l’alerte après plusieurs jours sans nouvelles de son oncle, une situation jugée inhabituelle par la famille. Les secours se sont alors rendus sur place.
Ne recevant aucune réponse après avoir frappé à la porte, les pompiers ont pénétré dans le studio et ont découvert le corps de l’octogénaire.
Une attaque d’une extrême violence
Selon une source proche de l’enquête, la victime présentait une dizaine de plaies provoquées par une arme blanche. Les blessures se concentraient principalement sur le haut du corps, notamment au visage et au cou. L’homme aurait également été atteint au niveau du flanc.
L’arme utilisée n’a pas encore été formellement identifiée. Une autopsie doit être réalisée à l’Institut médico-légal de Paris afin de préciser les circonstances exactes du décès.
À ce stade, les enquêteurs ignorent encore la date précise du crime.
Une victime connue et discrète dans l’immeuble
Dans l’immeuble, plusieurs voisins évoquent un homme discret, dont la présence était familière pour les habitants. Certains se souviennent notamment du bruit régulier de ses béquilles dans les couloirs.
Amputé d’une jambe à la suite d’un accident du travail, Saïd D. se déplaçait à l’aide de béquilles, ce qui le rendait facilement reconnaissable pour les résidents.
Un voisin explique ainsi qu’il faisait régulièrement des allers-retours dans le couloir en soirée, entre 22 heures et 1 heure du matin, un bruit caractéristique qui rythmait la vie de l’étage.
Des dernières traces de vie récentes
Les enquêteurs tentent désormais de reconstituer l’emploi du temps de la victime dans les jours précédant sa mort. Si son neveu évoque une absence de nouvelles depuis environ une semaine, un voisin affirme l’avoir encore aperçu au marché Aragon vendredi dernier. Les deux hommes auraient même échangé quelques mots.
Ces éléments pourraient permettre de préciser la période durant laquelle le crime a été commis.
Un mobile encore totalement inconnu
L’un des principaux points d’interrogation concerne le mobile de l’agression. La victime, inconnue des services de police, était décrite comme un homme sans histoire.
Plusieurs habitants de l’immeuble affirment qu’il n’avait pas d’ennemis et qu’il menait une vie discrète, seul dans son logement.
La piste d’un vol reste également incertaine. Certains résidents estiment qu’un mobile crapuleux paraît peu probable dans cet immeuble modeste où vivent essentiellement des retraités.
Une présence ancienne dans le quartier
Selon plusieurs voisins, Saïd D. vivait dans cette résidence depuis plus de trente ans. Originaire d’Algérie, il faisait partie des anciens travailleurs immigrés installés dans ce foyer à l’époque où il accueillait principalement cette population.
Aujourd’hui retraité, il menait une existence discrète, marquée par les séquelles de son accident du travail.
L’enquête confiée à la police judiciaire
Les investigations ont été confiées à la police judiciaire des Hauts-de-Seine. Les enquêteurs poursuivent les auditions de voisinage afin de recueillir tout élément susceptible d’éclairer les circonstances du crime et d’identifier l’auteur des faits.
À ce stade, aucune interpellation n’a été signalée.