Brest : une femme voilée blessée par un tir de carabine, le tireur sera jugé en septembre
Alors qu'elle se trouvait avec sa famille dans une aire de jeux, une femme voilée a été touchée dans le bas du dos par un projectile tiré depuis un immeuble voisin. L'auteur présumé, un homme d'une quarantaine d'années, sera jugé devant le tribunal correctionnel de Brest.
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Les faits se sont déroulés le 5 juillet 2026, en début de soirée, dans un parc public de Brest.
Vers 20 h 40, une femme voilée qui se trouvait avec sa famille sur une aire de jeux a été touchée dans le bas du dos par un projectile tiré à l'aide d'une arme à feu. Les secours sont rapidement intervenus. Heureusement, ses blessures n'ont pas engagé son pronostic vital.
Les premiers éléments ont conduit le parquet à ouvrir une enquête pour tentative d'homicide, confiée à la Division de la Criminalité Organisée et Spécialisée (DCOS).
Un riverain reconnaît avoir tiré depuis son domicile
Les investigations ont rapidement permis d'identifier un homme d'une quarantaine d'années vivant dans un immeuble surplombant le parc.
Selon le parquet, l'intéressé a reconnu avoir consommé de l'alcool avant les faits.
Il a expliqué aux enquêteurs qu'il regardait la télévision lorsqu'il aurait été dérangé par le bruit provenant du parc situé au pied de son immeuble.
Il déclare avoir alors saisi une carabine à air comprimé avant de tirer en direction du groupe, affirmant ne pas avoir visé une personne en particulier.
Les faits requalifiés avant le procès
À l'issue de sa garde à vue, le parquet a requalifié les faits.
L'homme sera poursuivi pour violences volontaires avec usage d'une arme ayant entraîné une incapacité n'excédant pas huit jours ; Détention sans déclaration d'une arme et de munitions de catégorie C.
Une expertise psychologique doit être réalisée avant son procès. Dans l'attente de son audience, fixée au 8 septembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Brest, il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de paraître dans le quartier où les faits se sont produits.
Une prise en charge dénoncée par la famille
Selon les informations rapportées par plusieurs médias, la victime, Saoun, portait le voile et se trouvait avec sa famille sur une aire de jeux au moment des faits.
Les premiers secours ont estimé que la blessure était superficielle et n'ont pas jugé nécessaire son transfert vers l'hôpital. Son mari a finalement décidé de l'y conduire lui-même.
Le couple a dû expliquer à plusieurs reprises les circonstances des faits aux équipes médicales. Les médecins ont, dans un premier temps, considéré la blessure comme bénigne.
Ce n'est qu'après l'insistance du mari qu'un examen plus approfondi a été réalisé, révélant la présence d'un morceau de plomb logé dans la jambe de la victime, nécessitant son extraction.
La famille indique également avoir dû se rendre elle-même au commissariat afin de déposer plainte.
Cette succession d'événements traduit un profond manque de considération à l'égard de la victime. Elle illustre le mépris d'un pan de la société pour les victimes d'origine maghrébines et et les victimes de confession musulmane, et illustre également le « syndrome méditerranéen », un stéréotype médical raciste selon lequel les personnes d’origine nord-africaine exagéreraient leurs symptômes et leurs douleurs.
À ce stade, le parquet n'a pas retenu de circonstance aggravante liée à un mobile raciste ou antimusulman.