Après Rodez, un nouveau groupe reprend le slogan raciste « Marine au pouvoir, les Arabes à l'abattoir »


Quelques jours après l'affaire de Rodez, une nouvelle vidéo signalée sur notre plateforme de signalement OMROS montre plusieurs individus reprenant le même slogan : « Marine au pouvoir, les Arabes à l'abattoir ».
La séquence a été tournée à Roiffieux, en Ardèche, et diffusée sur les réseaux sociaux par le compte « Filstoine.prv », dont le titulaire s'est lui-même filmé en train de scander ce slogan aux côtés d'autres personnes, avant de publier la vidéo dans sa story.
Un slogan raciste qui semble se répandre
Ce nouvel incident intervient alors qu'une enquête est déjà en cours concernant des faits similaires survenus à Rodez.
Le fait que ce même slogan réapparaisse dans plusieurs villes montre qu'il ne s'agit plus d'un simple dérapage isolé. Nous sommes face à un phénomène plus large, où ce mot d'ordre est désormais repris publiquement et affiché sans complexe sur les réseaux sociaux.
Ce qui inquiète également, c'est le jeune âge des personnes impliquées. Cela montre à quel point ce type de discours se banalise et risque de s'installer durablement dans leur quotidien, aussi bien dans la vie réelle qu'en ligne. C'est précisément pour cette raison qu'il faut faire preuve de la plus grande fermeté : nous ne pouvons pas laisser ce genre de comportement devenir la norme.
Une première affaire déjà entre les mains de la justice
Dans l'affaire de Rodez, les faits ont été portés à la connaissance des autorités judiciaires et les auteurs ont été identifiés.
Cette mobilisation rapide démontre que les contenus diffusés sur les réseaux sociaux ne disparaissent pas et peuvent faire l'objet d'investigations lorsque leur nature le justifie.
Les investigations se poursuivent
Nos équipes poursuivent actuellement leurs recherches concernant les individus apparaissant dans la vidéo de Roiffieux afin d'établir leur identité et de réunir l'ensemble des éléments utiles.
Comme pour l'affaire de Rodez, nous sommes convaincus que les auteurs de ces faits pourront être identifiés.
Toute personne disposant d'informations complémentaires est invitée à nous les transmettre afin qu'elles puissent être analysées et, le cas échéant, communiquées aux autorités compétentes.
Documenter pour agir
Face à la multiplication de ce type de contenus, la vigilance collective demeure essentielle.
Chaque signalement permet de documenter les faits, d'en conserver les preuves et d'éviter que de tels comportements ne se normalisent dans l'espace public ou sur les réseaux sociaux.
OMROS poursuit son travail de veille, de documentation et d'archivage afin de suivre l'évolution de ces phénomènes et d'apporter une réponse fondée sur les faits.

