« Sale Arabe » : à Toulouse, un avocat poursuivi après des insultes racistes envers des passants, en pleine place du Capitole

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9/21/20262 min read

Les faits se sont déroulés le 1er septembre 2026, vers 15 heures, sur la place du Capitole à Toulouse. Un avocat et sa compagne ont provoqué plusieurs incidents après avoir tenté de déjeuner alors que le service des établissements était terminé.

Après plusieurs refus, le couple finit par s'installer devant un établissement et commande à boire. La situation dégénère lorsque la femme chute de sa chaise et que le personnel demande au couple de quitter les lieux.

« Sale Arabe, rentrez chez vous »

L'incident prend ensuite une dimension raciste. D'après les éléments rapportés, l'avocat a d'abord insulté les responsables de l'établissement avant de saisir un fauteuil et de le lancer en direction d'un serveur, sans toutefois le blesser.

Les policiers municipaux interviennent rapidement. Leurs caméras-piétons enregistrent la scène, fournissant des éléments vidéo et sonores qui seront ensuite versés à la procédure.

Sur ces enregistrements, l'avocat est notamment présenté comme criant en direction de passants, des insultes visant explicitement les Maghrébins, dont : « sale Arabe », ainsi qu'une autre injure raciste accompagnée de « rentrez chez vous ».

Ces propos placent la question du racisme visant les personnes perçues comme maghrébines au cœur du volet judiciaire de l'affaire.

Confronté aux enregistrements, il reconnaît une partie des faits

Lors des premières auditions, l'avocat avait nié les faits qui lui étaient reprochés. Une nouvelle garde à vue intervient cependant le 16 septembre 2026.

Cette fois, le membre du barreau de Toulouse est confronté aux enregistrements vidéo et sonores réalisés lors de l'intervention. Il reconnaît alors une partie des faits, selon les informations rapportées, tout en ne reconnaissant que ceux qu'il considère comme clairement établis par les preuves.

L'affaire ne repose donc pas uniquement sur des témoignages : une partie de la scène a été directement enregistrée par les équipements des policiers municipaux.

Son avocat évoque un traitement médicamenteux

La défense avance de son côté une explication concernant le comportement du sexagénaire. Selon son avocat, Me Michel Burgan, celui-ci suivrait un traitement médicamenteux lourd susceptible d'avoir perturbé son humeur.

Cette explication avancée par la défense ne met pas fin aux poursuites. L'homme doit désormais répondre des faits devant la justice.

Il est notamment poursuivi pour injure publique en raison de l'origine, de la race ou de l'ethnie. Pour cette qualification, il encourt, selon les informations rapportées, un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.

Un procès devant le tribunal correctionnel début 2027

Le procès doit se tenir début 2027 devant le tribunal correctionnel de Toulouse, en formation collégiale. Au moins deux victimes ont déjà été entendues dans le cadre de la procédure.

L'association SOS Racisme devrait également se constituer partie civile.

L'audience devra notamment permettre d'établir précisément la responsabilité pénale de l'avocat dans les différents faits qui lui sont reprochés, parmi lesquels les violences alléguées envers le personnel et les injures racistes proférées contre des passants perçus comme maghrébins.

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