« Pas un Noir, pas un Arabe » : des propos racistes tenus hors antenne après des incendies suscitent l’indignation
Une séquence filmée au téléphone montre un homme équipé d’un micro BFMTV tenir des propos racistes, alors que de nombreux citoyens issus de toutes origines participent pourtant aux opérations de solidarité auprès des sinistrés.
ACTUALITÉS


« On était en train de dire pendant les incendies, il n’y a pas un Noir, pas un Arabe. Pas un seul ! »
Ces propos, tenus hors antenne par un homme portant un micro identifié comme appartenant à BFMTV, ont provoqué une vive indignation sur les réseaux sociaux. La scène, filmée par un téléphone portable en marge d’un incendie dont le lieu exact n’a pas été communiqué, ne semble pas avoir été captée par une caméra officielle de la chaîne.
À ce stade, aucune information n’a été rendue publique concernant l’identité de cet homme, ni sur sa fonction exacte. Il n’est pas établi qu’il soit journaliste ou salarié de la chaîne.
Le député de Seine-Saint-Denis Thomas Portes (LFI) a réagi sur X, dénonçant des propos « à vomir ». « Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit », a-t-il déclaré, demandant l’ouverture d’une enquête pour « incitation à la haine ou à la discrimination raciale ».
Des propos également contredits par la réalité du terrain
Au-delà du caractère raciste de ces déclarations, l’affirmation selon laquelle les personnes noires ou maghrébines seraient absentes des actions liées aux incendies est factuellement fausse.
Sur le terrain, de nombreux citoyens issus de différentes origines ont participé aux opérations d’aide, de secours et de soutien aux populations touchées.
Parmi eux, une bénévole d’origine maghrébine portant le voile s’est mobilisée pour venir en aide aux sinistrés, tout en participant à l’organisation d’une collecte de fonds destinée aux personnes touchées par les incendies.
On retrouve également le commandant Sebti Khadimallah, officier d’origine tunisienne, engagé dans les opérations de secours.
D’autres pompiers issus de l’immigration maghrébine ont également été présents en première ligne face aux flammes. L’un d’eux, Nabil, a notamment partagé des images de son intervention, où l’on peut l’entendre réciter « Bismillah ar-Rahman ar-Rahim » avant de débuter son action.
Des associations, comme le Secours Islamique France aux côtés de bénévoles comme Fouad, ont également apporté leur soutien aux pompiers et distribué des vivres aux personnes sinistrées.
Une mobilisation souvent discrète
Ces exemples ne représentent qu’une partie des nombreuses actions menées par des citoyens, associations et bénévoles de toutes origines.
Contrairement aux discours visant à opposer les communautés, la réalité du terrain montre une mobilisation collective où l’objectif premier reste l’aide aux victimes.
Beaucoup de personnes qui interviennent dans ces situations ne cherchent pas à mettre en avant leur origine ou leur identité. Leur engagement se fait avant tout par solidarité, sans volonté de récupération médiatique.
Les incendies, comme les autres crises, rappellent une réalité simple, face aux difficultés, ce sont les actes qui comptent plus que les préjugés.







