« On n’aime pas les bougnoules, et on s’en fout » : Des chants racistes à la Féria de Marboz

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7/28/20262 min read

Une vidéo publiée sur le réseau social X, visionnée plus d’un million de fois, montre plusieurs participants à la Féria de Marboz entonner un chant raciste.

Sur les images, une dizaine de personnes, verres de bière à la main, reprennent en chœur les paroles : « On n’aime pas les bougnoules, et on s’en fout ». Autour d’eux, plusieurs participants assistent à la scène, certains rejoignant le chant tandis que d’autres semblent s’en amuser.

La séquence, filmée samedi 25 juillet au cœur du village lors de cette fête populaire, a rapidement provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.

La mairie condamne et envisage des poursuites

La maire de Marboz, Christelle Moiraud, s’est dite « catastrophée » après avoir découvert les images.

L’élue affirme que certains des participants seraient des habitants de la commune et qu’ils sont majeurs. La municipalité envisage désormais les suites judiciaires possibles.

« Ces jeunes détruisent l’image du village et de la fête, alors que la Féria est tout sauf ça. Ils ont dépassé les limites. C’est terrible », a déclaré la maire.

Tajmaât poursuit l’identification des personnes présentes

De notre côté, nous menons des recherches afin d’identifier les participants visibles dans la vidéo.
















Un premier individu, prénommé Léo, a été identifié. Selon les informations recueillies par nos équipes, certains participants seraient liés au milieu du sport et fréquenteraient notamment un club à Nantua.

Les vérifications se poursuivent afin d’identifier l’ensemble des personnes présentes sur les images.

Toute personne disposant d’informations permettant d’identifier les individus concernés peut contacter Tajmaât.

Une banalisation de plus en plus visible des chants racistes

Cette affaire intervient dans un contexte où plusieurs scènes similaires ont été observées ces dernières semaines. Il s’agit du troisième épisode recensé en seulement un mois.

À Rodez et à Roiffieux, plusieurs personnes avaient déjà été filmées en train de reprendre le chant : « Marine au pouvoir, les Arabes à l’abattoir ».

Dans ces deux affaires, le travail d’identification mené par Tajmaât avait permis de retrouver plusieurs individus présents sur les vidéos, conduisant à leur interpellation et à des suites judiciaires.

Une nouvelle fois, l’absence de réaction des autorités interroge

Comme souvent dans ce type d’affaires, la ministre chargée prétendument de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, reste absente et aucune réaction publique n’est venue répondre à ces nouveaux faits.

Face à cette banalisation progressive des propos racistes, nous estimons qu’il est de notre devoir de poursuivre l’identification des personnes impliquées afin qu’elles puissent répondre de leurs actes.

Une nouvelle fois, nous comptons sur la mobilisation de notre communauté pour nous aider dans ce travail d’identification et permettre que ces comportements ne restent pas sans conséquence.

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