« Cours, sale Arabe, je vais te tuer » : À Narbonne, 18 mois de prison pour une agression raciste contre un homme d’origine maghrébine

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6/30/20262 min read

Le 7 mai 2026, peu avant midi, un jeune homme de 21 ans, de nationalité gabonaise et domicilié à Coursan, descend d'un bus à Narbonne avant de s'en prendre à un passant assis sur un banc, rapporte l'Indépendant.

Il lui demande d'abord s'il est « Algérien ou Marocain ». Lorsque la victime répond être d'origine marocaine, l'agresseur saisit un bâton et lui lance : « Cours, sale Arabe, je vais te tuer », avant de lui porter plusieurs coups de poing.

Au cours de l'agression, les lunettes de la victime sont brisées et son téléphone portable est jeté dans le canal de la Robine.

Deux témoins confirment les faits et indiquent que la victime est tombée sur la chaussée, échappant de peu à un drame grâce au conducteur d'une camionnette qui a pu freiner à temps. Deux jours d'incapacité totale de travail lui seront prescrits.

Des menaces de mort contre un policier municipal

Interpellé par les policiers municipaux, le prévenu a également menacé de mort un brigadier-chef d'origine maghrébine durant son transport au commissariat. Il lui a notamment déclaré : « Je vais te retrouver, toi et tes proches. Tu ne sais pas sur qui tu es tombé. Je vais te tuer. »

À l'audience, il reconnaît l'agression mais affirme ne pas être raciste, expliquant avoir agi sous l'emprise de l'alcool.

Des arguments que la présidente du tribunal a écartés, rappelant que « l'intolérance est sous toutes ses formes et que l'origine des deux victimes n'est pas le fruit du hasard ».

Une condamnation conforme aux réquisitions

Le ministère public avait requis une peine de 18 mois de prison ferme ainsi qu'une interdiction du territoire français pendant dix ans. Le tribunal a finalement suivi les réquisitions concernant la peine d'emprisonnement, avec maintien en détention, mais n'a pas prononcé l'interdiction du territoire.

Le condamné devra également indemniser les victimes pour les préjudices subis, notamment au titre du préjudice moral et des dommages matériels causés lors de l'agression.

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